‹ L'évangile expliqué, défendu, médité (volume 2)Chapitre 284 sur 359 · I. K. Le coup de lance. — La sépulture · texte numérisé non relu

I. K. Le coup de lance. — La sépulture

Jo. 33-34. « Fiant venu à Jésus, l'un des soldats lui ouvre le côté du fer de sa lance, et aussitôt, il en sortit du sang et de Veau. » — Jésus a voulu que son côté fût ouvert, pour nous montrer l'excès de son amour. Le cœur est le siège de l'amour. Jésus veut que ce cœur, qu'il nous sacrifie, nous soit ouvert, que

m1, xxvii. 32-66. — § CXXIV. le calvaire. 375

nous en voyions sortir les dernières gouttes de son sang, répandu pour nous, que nous y entrions, comme dans une fournaise de charité, pour y fondre les glaces de notre propre cœur, pour nous y embraser d'amour, et ne plus vivre que pour lui.

« Or, atc lieu où Jésus avait été crucifié, il y axait un jardin, et, dans ce jardin, un sépulcre neuf, creusé dans le roc... Ils se hâtèrent d'y déposer Jésus. » — Nous voyons ici le symbole de la régénération spirituelle. Saint Paul nous apprend que nous devons partager spirituellement la mort et la sépulture de J.-C, si nous voulons avoir part à sa résurrection. « Ne savez-vous pas que, nous tous, qui avons été baptisés en Jésus-Christ, nous avons été baptisés en sa mort ? En effet, nous avons été ensevelis avec lui par le baptême, pour la mort du péché, afin que, comme Jésus-Christ est ressuscité d'entre les morts pour la gloire de son Père, nous marchions aussi dans une vie nouvelle. Sachons que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché soit détruit, et que désormais nous ne soyions plus l'esclave du péché. Considérez-vous donc comme étant morts au péché, pour ne plus vivre que pour Dieu, en Jésus-Christ Notre Seigneur. » (Rom. vi, 3-12.) — Celui qui est mort et enseveli est entièrement séparé de la société des vivants, et n'a plus avec eux aucun rapport. C'est ainsi que nous devons être entièrement séparés des hommes pécheurs, du monde, de ses maximes et de ses usages. — « Si donc, poursuit saint Paul, vous êtes morts à ces puérilités du monde, pourquoi vous en faites-vous encore des lois, comme si vous viviez dans le monde ? » (Col. ii, 20.) Les frivolités, les dissipations, les honneurs, les hochets du monde, ses plaisirs criminels, doivent vous faire aussi peu d'impression que si vous étiez mort et enseveli. «Soyons donc morts, et que notre vie soit cachée en Dieu, avec Jésus- Christ. » (Col. ui, 3.) « Que si nous sommes morts, nous croyons que nous vivrons aussi éternellement avec Jésus-Christ. » (Rom. vi, 8.)

PROJETS HOMILÉTIQUES.

A. jésus chargé de sa croix (2e Station du Chemin de la Croix). I. Supplice douloureux.

1) La croix était, par elle-même, lourde et pesante : « Bajulans sibi crurent. » — 2) Jésus était épuisé par son agonie au jardin des Olives, la flagellation, la couronne d'épines, les mauvais traitements qu'il avait reçus, le jeune, etc. — 3) La croix reposait sur ses épaules meurtries et ensanglantées par la flagellation. — 4) En prenant la croix. Jésus se chargeait du fardeau bien autrement tourd des péchés du inonde entier.

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