II. Beaucoup ne la portent que malgré eux. qu'à contre-cœur
4) Ils accomplissent, il est vrai, les devoirs essentiels du chrétien, mais à contre-cœur, à demi, remettant toujours au dernier moment, par crainte de l'enfer, plutôt que par amour pour Jésus-Christ. Us supportent les croix que Dieu leur envoie, mais à contre-cœur, en murmurant, et parce qu'ils ne peuvent faire autrement. — 2) Leurs répugnances viennent de leur esprit tout charnel, et trop attaché aux biens de la terre. — Simon vient de sa maison des champs, et se rend à la ville : il ne se soucie, ne s'inquiète guère de Jésus. — Par attachement à ses intérêts temporels, on est dur envers les pauvres, etc. — 2) Elle vient aussi de ce qu'on ne connaît pas le véritable esprit du christianisme. On ignore les consolations de la piété, parce qu'on ne fait rien pour les mériter. On ne voit dans la religion qu'un joug importun et odieux. — Si Simon avait connu Jésus-Christ, il se serait trouvé heureux de porter' sa croix.
III. C'est parce que Jésus-Christ a sur nous des vues de miséricorde , qu'il nous force à porter sa croix.
1) D'abord, cette croix nous est imposée malgré nous, en dépit de nos résistances, comme elle l'a été à Simon. — 2) Nous finissons par faire de nécessité vertu, par nous soumettre à la volonté de Dieu. — 3) Cette croix devient pour nous, comme elle l'a été pour Simon, uno source de bénédictions et de grâces. — Soyons heureux de porter notro croix à la suite de Jésus-Christ.
E. VÉRONIQUE ESSUIE LA FACE DE JÉSUS (6e Station).
Considérons :