I. L'action de Véronique
4) Elle fait, à l'égard de Jésus-Christ, ce qu'elle peut. Ne pouvant le délivrer de ses souffrances, elle cherche, du moins, à les adoucir. A son exemple, a) secourons nos frères, quand, et autant que nous le pouvons ; bj essayons au moins d'adoucir leurs peines, de les encou-
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rager à souffrir, de compatir à leurs souffrances, etc., quand nous ne pouvons les secourir. — 2) Elle a agi ainsi, par amour pour Jésus- Christ, non par contrainte. — Que l'amour aussi nous engage à secourir nos frères dans leurs afflictions, venant nous-mêmes au-devant de leurs peines. — 3) Elle ne craint pas de s'exposer aux railleries, aux mauvais traitements des ennemis de Jésus-Christ. — Ne nous laissons pas arrêter, dans nos œuvres de miséricorde, par le respect humain, les railleries des mondains, la crainte de quelque dommage temporel. En agissant ainsi, nous marcherons sur les traces de Véronique : car, ce que nous faisons à l'un de nos frères, Dieu le regarde comme fait à lui-même.
IL L'image de Jésus empreinte sur le linge.
Elle doit nous rappeler, 1) que Dieu a imprimé son image dans notre âme. — 2) Que c'est pour rétablir cette image dans sa beauté primitive que Jésus-Christ a souffert les douleurs de sa Passion. — Un souffle de sa bouche a suffi pour créer notre âme ; pour la racheter, la purifier, il a fallu que le Fils de Dieu exhalât son âme au milieu d'inexprimables douleurs. — 3) Que nous devons nous garder de souiller par le péché cette image divine, et tout faire pour la conserver pure et intacte. — 4) Que nous devons nous animer à souffrir avec courage sur la terre, pour mériter de voir Dieu face à face dans le ciel.
F. jésus tombe pour la seconde fois (7e Station).
Par cette chute réitérée, Jésus veut nous préserver de la rechute dans le péché. — Apprenons à connaître :
ï. Le crime de la rechute.
Elle renferme : 4) une noire ingratitude. C'est tenir peu de compte de la grâce de la réconciliation, qui était, de la part de Dieu, a) un inappréciable bienfait, puisqu'il nous rendait son amitié, la grâce sanctifiante, la paix de l'âme, le droit au paradis, etc. ; 6) un bienfait immérité, qui nous avait arraché en quelque sorte à l'abîme éternel, que nous avions mérité ; — 2) un honteux parjure, a) Nous avions fait à Dieu les promesses les plus solennelles, en présence des saints anges, scellées du sang de l'Agneau, etc. ; b) ces promesses avaient été faites en connaissance de cause, après de mûres réflexions, plusieurs fois réitérées, etc. ; quelle perfidie de les violer! — 3) un profond mépris de Dieu, un outrage à sa miséricorde. Le pécheur de rechute se fait un jouet, a) de la grâce divine dont il ne tient aucun compte, qu'il sacrifie de nouveau à une misérable satisfaction; 6) de la miséricorde divine dont il abuse, dont il se fait un marche-pied, pour courir à de nouveaux péchés ; c) de la justice divine qu'il ose braver, qu'il ne craint pas de pousser à bout, au risque de combler la mesure, et de consommer son éternelle damnation.
IL Ses suites funestes.
1) Le péché de rechute est plus inexcusable devant Dieu, plus indigne de pardon. — 2) L'habitude devient de plus en plus forte. — 3)
On s expose à abuser des sacrements, à multiplier les sacrilèges. — 4) L'influence, la puissante tyrannie du démon sur l'âme devient de plus en plus forte, et le dernier état du pécheur devient pire que le premier. — 5) La grâce diminue de plus en plus, car Jésus-Christ ne jette pas les perles devant les pourceaux; et plus on retombe, plus il devient difficile de se relever.