I. Comment Jésus-Christ a été déposé dans le tombeau
4) Jésus fut déposé dans un tombeau étranger. N'ayant d'autre berceau à sa naissance qu'une crèche qui ne lui appartenait pas, il n'a pas même, après sa mort, un tombeau qui lui appartienne : « Posuit illud in monumento suo. » — 2) Apprenons à ranimer en nous l'esprit de la pauvreté chrétienne, à mépriser les biens et les richesses de ce monde.
II. Comment nous devons lui préparer un tombeau dans notre cœur.
Jésus descend dans notre cœur toutes les fois que nous le recevons dans la sainte communion. Préparons-lui, à l'exemple de Joseph d'Arimathie, 1) un sépulcre neuf: « In monumento suo novo, » c'est-àdire, exempt de la moisissure du péché. Un cloaque serait, pour Jésus-Christ, un séjour préférable à un cœur souillé par le péché : « Quœ conventio Christi ad Belial? » (i. Cor., vi, 15.) — 2) Un sépidere creusé dans le roc : « Quod exciderat in petrâ; » qui ne soit pas ébranlé au souffle des tentations : « Quis nos separabit a charitate Christi ? » — 3) Un sépulcre fermé et scellé : « Et advolvit saxum magnum ad ostium monumenti. » — Fermons notre cœur à tout ce qui peut nous exposer au péché; écartons-en avec soin l'ennemi de notre salut; apposons-y le sceau de la vigilance et de la grâce divine.
S. SENTIMENTS QUE LA MÉDITATION DE LA PASSION DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST DOIT PRODUIRE EN NOUS.
Elle doit produire en nous : 1) la compassion, — 2) la douleur et la contrition de nos fautes, — 2) l'amour le plus ardent de Notre-Seigneur, — 4) la plus vive reconnaissance, — 5) l'admiration, — 6) une vive espérance et une ferme confiance en Dieu, — 7) l'imitation des vertus dont Jésus-Christ nous donne l'exemple : la patience, la douceur, le pardon des injures, l'humilité, l'amour des pécheurs porté jusqu'au suprême degré de l'héroïsme, etc., etc. — « Tanta vis crucis Christi, ut si antè ocidos ponatur, et in mente ftdeliter retincattir, nulla concupiscentia , nulla libido, nulla superare possit invidia, sed continuo ad ejus prwsent iam, totus Me peccatiet carnis fugatur exercitus. » — (Orig., in Corn. ep. ad. Rom. 6).