I. Leur rencontre avec Jêsus-Christ sur le chemin d'Emmaiïs
4) Jésus se joint à ses disciples, a) comme ils quittaient Jérusalem : « Et eccè duo ex Mis ibant in castellum, quod erat in spatio stadiorum sexaginta ah Jérusalem. » Ils fuyaient les dangers qui les menaçaient Jérusalem, la meurtrière de leur Maître, toute remplie de ses ennemis.
— Fuyons aussi la société des incrédules, des blasphémateurs, des hommes pervers ; dérobons-nous au tumulte du monde, pour nous retirer clans la solitude, ave; quelques âmes pieuses, d.' bons livres, etc.
— b) Pendant qu'ils parlaient de Jésus : « Et ipsi loquebanlur ad invicem de his omnibus quœ décideront : et factum est, dùm fubularentur.., et ipse Jésus approputquans ibat cum Mis. » — Quel bonheur pour ces deux disciples! qui ne voudrait être à leur place? Si nous voulons que Jésus-Christ nous fasse sentir sa présence, aimons à parler de lui, de ses souffrances, de ses bienfaits, de son amour : « Ubi siint duo vel très congregati in nornine meo, ibisum in medio eorum. » — Est-ce là notre conduite? quelle est rare parmi les chrétiens!... — c) Sans qu'ils le reconnussent : « Oadi autan eorum tenebàntur ne eum agnoscerent. » — Jésus est souvent tout près de nous, quand nous le croyons bien loin. S'il permet que nous tombions dans la sécheresse et la désolation spirituelles, gardons-nous de nous décourager. Il permet ces épreuves pour nous rendre dignes de plus abondantes consolations.
2) Jésus parle à ses disciples, a) Il les interroge : « Et ait Mis : Qui sunt hi sermones, quos convertis ad invicem ambulantes, et estù tristes? » — Nous voyons ici la bonté de Jésus-Christ, le consolateur
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des affligés. Il nous dit à tous : « Venite ad me omnes qui laboralis, et onerati estis, et ego reficiam vos. » — Ce n'est pas à un monde indifférent, égoïste, impuissant, que nous devons confier nos peines; c'est à Jésus, qui seul veut et peut les adoucir.
b) Ils lui répondent : « Et respondens unus... dixit ei : Tu soins pereyrinas es in Jérusalem, et non cognovisti quœ fada sunt in Ma ht» diebus? » Réponse, aa) pleine de franchise, qui semble renfermer un reproche, mais qui ne déplaît pas à Jésus, parce qu'elle manifeste l'amour qu'ils ont pour lui, l'intérêt qu'ils ont pris à ses souffrances. Les imitons-nous en cela ? — Réponse, bb) pleine de découragement. Ce découragement vient de leur peu de foi : ils ne voient en Jésus- Christ qu'un prophète puissant, il est vrai, en œuvres et en paroles; des fausses idées qu'ils se faisaient de la rédemption de Jésus-Christ ; de leur faible confiance en la parole de leur Maître qui avait promis de ressusciter le troisième jour, etc. — Ne les imitons pas dans ces défauts.
c) Il les instruit : « 0 stulti, et tardi corde ad credendum! Nonnè hœc oportuit pati Christian, et ità intrare in gloriam suam? » — aa) Quelle leçon instructive! C'est par le chemin de la croix que l'on arrive à la gloire. Si Dieu ne nous envoie rien à souffrir, craignons pour notre salut. — bb) Jésus est le point central où convergent l'Ancien et le Nouveau Testament ; en lui s'accomplissent toutes les figures, toutes les prophéties, etc. : « Et incipiens à Moyse et prophelis, inter' pretabatur Mis, quœ de ipso erant. »