III. Jésus apparaît à, Marie-Madeleine
Considérons :
4) Comment Madeleine cherche Jésus-Christ. — Nous voyons, a) sa douleur de ne pas le trouver : « Maria autem stabat ad "monumentum foris plorans. » b) Son indifférence pour tout ce qui n'est pas Jésus : « Vidit duos angelos in albis... Dicit eis : Quia tulerunt. etc. » Elle ne semble ni étonnée de la présence des anges, ni éblouie de leur éclat, ni flattée de leur entretien. Une seule pensée la préoccupe uniquement, c'est de savoir où est Jésus : elle est aveugle et sourde à tout le reste. — Puissions-nous avoir la même indifférence pour tout ce qui ne se rapporte pas à Dieu et à Jésus-Christ! — c) Son courage à tout entreprendre pour retrouver Jésus-Christ : « Domine, si tu sustulisti eum, dicito mihi ubi posuisti tum, et ego eum tollam. » — Rien ne lui parait impossible pour retrouver celui qu'elle aime; et nous, tout nous effraie, le moindre obstacle nous rebute et nous décourage.
2) Madeleine trouve Jésus. — a) Elle le reconnaît à cette simple parole : « Marie; » elle y répond par une seule paron: : « Mon Maître. »
« Dicit ei Jésus : Maria. Conversa Ma, dicit ei : Rabboni (quod dicituf Magister). » Mais, que de choses dans ces deux mots! quelle ineffable bonté exprime le premier ! quelle joie, quel amour exprime le second!
— b) Jésus lui déTenâ de le toucher : S Dictt ei Jésus : Noli me tanyere, nondùm enim ascendiad Palr<ui ineum. » Le moment de la paisible jouissance n'est pas encore venu, il est réservé pour le ciel. — e) Il lui donne un message pour les Apôtres : « Vade autem ad fratres meos, et die eis : Ascendo ad Patrem meum, etc. » — « Allez trouver mes frères, » lui dit-il : voilà, ô mon Sauveur, le doux nom que vous nous donnez. Comment pourrions-nous ne pas vivre et mourir pour votre amour?
3) Marie annonce Jésus... a) Honorée la première de l'apparition de Jésus ressuscité, elle est aussi la première à en répandre la nouvelle. Et avec quel ïèle ne le fait-elle pas? « Venit Maria Magdalene anniintians discipulis : quia vidi Dominum, et hœc locutas est mihi. » — b) Mais quelle fut sa douleur de voir les Apôtres répondre à cette annonce par le doute et l'incrédulité! « Et Mi audientes, non crediderunt. » Ce qui pouvait s'excuser dans le premier moment, chez les Apôtres, serait inexcusable de notre part. Nous ne pourrions douter sans fermer volontairement les yeux à la lumière.