M'. XXV. 14-30. — § CVIII. VIGILANCE CRÉTDENNE
sont appropriés à nos facultés, à nos besoins, à la vocation où Dieu nous appelle.
v. 16-17. « Celui qui avait reçu cinq talents, les fit valoir, et en gagna cinq autres. Et pareillement, celui qui en avait reçu deux, en gagna deux autres. » — Nous devons faire fructifier les talents que nous avons reçus, les employer à la gloire de Dieu et au salut des âmes.
v. 18. « Mais celui qui n'en avait reçu qu'un s'en alla creuser la terre, et y cacha l'argent de son maître. » — Il n'est pas permis d'enfouir son talent, quelque petit qu'il soit. Il n'est aucun de nous qui n'ait un esprit pour connaître Dieu, un cœur pour l'aimer, une volonté pour obéir à ses commandements. C'est enfouir les biens du maître, que de ne chercher dans ses actions que son propre intérêt, sa propre volonté, et non la gloire et la volonté de Dieu.
v. 19. « Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et leur fit rendre compte. » — Nous n'échapperons pas au jugement de Dieu : tôt ou tard, plus tôt. peut-être que nous ne pensons, il nous faudra rendre compte de notre administration.
v. 20-21. « Son maître lui dit : Courage, bon et fidèle serviteur; parce que vous avez été fidèle en peu de choses, je vous établirai sur beaucoup : entrez dans la joie de votre maître. » — Dieu nous prépare une grande et magnifique récompense qui n'a aucune proportion avec ce que nous avons fait pour lui. On sônie sur la terre, on recueille dans le ciel. Ici, un peu de peine et de tristesse; là, une joie incompréhensible et éternelle. La joie du Seigneur entre ici-bas dans le cœur des élus; mais dans le ciel, les élus entreront eux-mêmes dans la joie du Seigneur, pour s'y perdre heureusement. Entrer dans la joie du Seigneur, voir Dieu intuitivement, jouir de lui, l'aimer, entrer en participation de sa félicité éternelle..., voilà la récompense qui nous est réservée... Avec quelle ardeur ne devons-nous pas travailler pour l'obtenir ?
v. 22-23. « Celui qui avait reçu deux talents vint aussi. » — ■ Ce n'est pas le nombre et la grandeur des talents qui attire sur nous la récompense divine, mais la fidélité à en faire un bon usage. Il n'est pas nécessaire d'être un esprit éminent ; ayons la bonne volonté de servir Dieu suivant nos forces, dans le ministère où il nous a placé ; cela suliît.
v. 24. « Celui qui n'avait reçu qu'un talent, s' approchant, dit : Seigneur, je sais que vous êtes un homme dur. » Le péché, l'égoisme qui ne recherche que son propre intérêt, renferme en lui-même une haine secrète de Dieu. Dieu est, pour le pécheur, un tyran intolérable, parce qu'il contrarie ses passions. Mais,
c'est en vain que celui-ci cherche à colorer sa rébellion et son ingratitude ; il sera confondu et justement condamné.
v. 30. «Jetez ce serviteur mutile dans les ténèbres extérieures'» — Il suffit donc, pour être condamné aux feux éternels, d'être un serviteur inutile et négligent. — Réfléchissons à cette effrayante vérité.
PROJETS HOMILÉTIQUES.