‹ L'évangile expliqué, défendu, médité (volume 2)Chapitre 67 sur 359 · II. La mort du pécheur · texte numérisé non relu

II. La mort du pécheur

Mort affreuse, s'il considère ■

4) Le passé. — Il y trouve le souvenir, a) de ses péchés qui le troublent, qui vont le suivre et l'accuser devant Dieu : « Et cœperit percuters...; » b) de ses plaisirs, évanouis à jamais, ne laissant après eux qu'un regret inutile : « « Manducet autem et bibat ; » c) d'un Dieu outragé, irrité, à la vengeance duquel il ne peut se dérober : « Veniet Dominus. » — 2) » Le présent. — La surprise de la mort le dése-père : « Veniet Dominus in die quâ non sperat. » — IJ voit qu'il s'est trompé: a) sur la durée de la vie... ; il ne croyait pas mourir si tôt : « Moram facit Dominus meus venire ; » b) par ses rapports avec Dieu. Il se croyait indépendant; il s'imaginait pouvoir se livrer à ses penchants coupables, sans avoir de compte à rendre : a Manducet autem et bibat cum ebriosis. » c) Il s'aperçoit maintenant avec effroi qu'il s'est trompé, et qu'il est trop tard pour réparer son erreur. — 3) L'avenir. — La pensée de l'avenir qui l'attend le consterne ; il comprend, o) que Dieu va le séparer à jamais de ce monde, où il avait placé toutes ses affections..., de tout ce qu'il aimait « Et dividet eum. » 6) Il voit avec épouvante le gouffre béant de l'éternel abîme, qui va le recevoir : « Partent ejus ponet cum hypocritis : illic erit fletus et stridor dentium. »

Page 1