I. L'infinie miséricorde de Dieu à notre égard
Qui éclate : 4) dans l'immensité de notre dette envers la justice divine : « Debebat ci decem millia talent a, « — L'injure faite à Dieu par le péché est infinie, puisqu'elle s'attaque à un être infini; elle exige donc une réparation infinie. — 2) Dans V impuissance absolue où nous sommes de l'acquitter : « Cum union non haberet undè redderet. » — Un être fini et borné est incapable d'une réparation infinie. — 3) Dans le juste et terrible jugement qui nous attend, qui n'est autre que la damnation éternelle, si cette réparation n'a pas lieu, si notre dette n'est pas payée : « Jussit eum dont mus ejus venumdari. » — 4) Dans la remise de la dette entière, de la peine et de la coulpe, qui nous est faite dans le Baptême et tant de fois renouvelée dans le sacrement de Pénitence : « Miseratus autem Dominus, debitum dimisit illi. »