‹ L'évangile expliqué, défendu, méditéChapitre 106 sur 419 · XVIII. 21-35. — S LXXII. PARDON DES INJURES · texte numérisé non relu

XVIII. 21-35. — S LXXII. PARDON DES INJURES

II. La dette bien minime dont Dieu nous demande la remise à l'égard

de nos frères.

1) L'offense que nous avons pu recevoir est bien peu de chose, si on la compare à celle dont nous nous sommes rendus coupables envers la Majesté divine : « Debebat ex centum dmarios. » — 2) Celui qui nous a offensés est le serviteur du même maître que nous servons, notre frère en Jésus-Christ, un enfant de Dieu comme nous, un cohéritier du ciel, etc. : « Invenit ununi de conservis suis. » — 5) Jésus-Christ luimême nous demande ce pardon ; il se charge de nous en dédommager : « Patientiam habe in me, omnia reddam tibi. » — 4) Par notre dureté, nous scandalisons l'Eglise, nous attristons les âmes pieuses, etc. : « Videntes autem eonservi ejus, contristali sunt valdè. »

III. Le terrible jugement que nous appelons sur nos têtes par notre

inflexibilité.

1) Dieu nous remettra sous les yeux et nous reprochera justement la miséricorde dont il aura usé à notre égard : « Serve nequam, omne, debitum dimisi tibi. » — 2) Il nous reprochera justement notre ingratitude, l'abus que nous avons fait des dons de sa grâce, etc. : « Nonnè oportuit et te misereri eonservi lui? » 3) Il prononcera contre nous un jugement aussi juste que redoutable : « Iratus dominus tradidit eum lurturibus, donec redderet debitum. » — 4) Agissons donc envers le prochain comme nous voulons que Dieu agisse envers nous, car nous serons traités comme nous aurons traité les autres : « Sic et Pater meus rœlcslis faciet vobis, si non remiseritis unusquisque fratri suo de cordibus vestris. »

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