‹ L'évangile expliqué, défendu, méditéChapitre 114 sur 419 · L. IX. 51-62. — § LXXIII. VOYAGE DE J.-C. A JERUSALEM · texte numérisé non relu

L. IX. 51-62. — § LXXIII. VOYAGE DE J.-C. A JERUSALEM

cure et ignorée est bien préférable à toute la gloire du monde, v. 5. « Car ses frères, non plus, ne croyaient point en lui. »

— L'homme ambitieux et cupide finit par perdre la foi, ou du moins, n'a plus qu'une foi morte et inutile pour le salut. Tout ce qu'on ne peut ni voir ni toucher, ni peser, ni calculer, tout ce (pii n'apporte aucun profit pour la vie présente, est nul pour lui, et comme s'il n'était pas.

v. fi. « Jésus leur dit : Mon temps n'est pas encore venu, mais votre temps est toujours prêt. » — Jésus refuse de se rendre aux conseils indiscrets et intéressés de ses parents. — Il faut honorer ses parents, mais savoir leur résister, lorsque la voix du devoir se fait entendre et que Dieu nous a fait connaître sa volonté. — Jésus ne s'irrite pas contre l'inconvenance et l'insolence des discours de ses proches, mais il leur répond avec douceur, calme et sang-froid. Beau modèle proposé à notre imitalion. — Les hommes du monde se servent du temps suivant leur caprice ^ le chrétien ne doit s'en servir que d'après la volonté do Dieu. — Les œuvres de Dieu ont leur temps, qu'il faut savoir prendre.

v. 7. « Le monde ne salirait toits haïr : il me hait, moi, parce pie je lui rends ce témoignage que ses œuvres sont mauvaises. »

— La haine du monde ne doit pas étonner ni affliger le véritable disciple de Jésus-Christ. Ce n'est pour lui qu'un trait de ressemblance de plus avec son divin Maître. — Le monde haïra toujours Jésus-Christ, mais Jésus-Christ est plus fort que le monde.

v. 8. « Allez, vous, à cette fête; pour moi, je ri y vais point, parce que mon temps ri est pas encore accompli. » — Tout en plaçant en Dieu toute notre confiance, nous ne devons pas négliger contre nos ennemis les précautions d'une sage prudence.

b) Refus îles Samaritains de recevoir Jésus-Christ.

L. IX. v. 51. « Les jours où il devait vire enlevé de ce monde approchant, il se résolut à aller à Jérusalem. » — Jésus marche avec assurance, avec fermeté, vers Jérusalem, au-devant des souffrances et do la mort qui l'attendent. — Dès que la conscience a parlé, dès que la volonté de Dieu s'est fait connaître, allons résolument en avant avec confiance et courage, ne restons pas à moitié chemin, et sachons braver, s'il le faut, les souffrances, les persécutions, la mort même. — Fortifions-nous, à l'exemple de Jésus-Cluist, qui court au-devant d'elle, centre les frayeurs de la mort : vivons de telle sorte qu'elle soit pour nous l'entrée du ciel.

v. 52, 5:). « Il envoya devant lui des gens pour l'annonce^ et lui préparer un logement; et ils ne le reçurent point, parce qu'il paraissait aller à Jérusalem. » — Le Maître du ciel et de la

terre demande l'hospitalité et ne l'obtient pas. Que de fois n'at-il pas aussi frappé à la porte de notre cœur, et ne l'a— t— il pas trouvé fermée ? Les Samaritains ne veulent pas souffrir que les Juifs aillent à Jérusalem. Il n'y a rien de plus intolérant que ces esprits forts qui prêchent la tolérance. Ils ne se contentent pas d'être eux-mêmes sans religion, ils ne veulent pas souffrir que les autres en remplissent les devoirs.

v. 54. « Ce que voyant, ses disciples Jacques et Jean dirent : Seigneur, voulez-vous que nous commandions au feu du ciel de descendre et de les consumer! » —Les apôtres indignés appellent sur les coupables le feu du ciel. Ressentons-nous vivement comme eux l'outrage fait à Dieu par le péché dont nous sommes témoins?

v. 55. « Et se tournant vers eux, il les gonrmanda, disant : Vous ne savez pas de quel esprit vous êtes. » — Leur zèle, bien que juste en lui-même, est blâmé par Jésus-Christ comme contraire à l'esprit de l'Evangile, qui est un esprit de charité, de douceur et de mansuétude. Cet esprit de l'Evangile, le reconnaissons-nous en nous-mêmes?... — Le zèle véritable doit s'enflammer contre le péché, mais non contre le pécheur.

v. 56. « Le Fils de V homme nest point vente pour perdre les âmes, mais pour les sauver. » — Comment pourrions-nous ne pas aimer celui qui ne veut que notre bonheur ?

v. 57. « Et ils s'en allèrent dans un autre village. » — Heureuse la ville, heureuse l'âme qui a le bonheur de posséder Jésus-Christ, de recueillir les grâces que d'autres ont refusées ! Ne permettons pas que Dieu transporte à d'autres les grâces qu'il nous destinait, qu'un autre occupe notre place dans le ciel.

PROJETS HOMILÉTIQUES.

A. VOYAGE DE JÉSUS A LA FETE DES TABERNACLES. (Jo., VII, MO).

Le ï principales circonstances qui s'offrent à notre méditation sont :

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