‹ L'évangile expliqué, défendu, méditéChapitre 113 sur 419 · L. IX. 51-62. — g LXXIII. VOYAGE DE J.-C. A JERUSALEM · texte numérisé non relu

L. IX. 51-62. — g LXXIII. VOYAGE DE J.-C. A JERUSALEM

Jean, pour demander l'hospitalité en son nom. « Ceuxci, étant partis, entrèrent dans une ville des Samaritains pour » exécuter l'ordre de leur Maître et « lui préparer un logement; mais les Mutants refusèrent de recevoir Jésus, parce qu'il se dirigeait vers Jérusalem . » Dans leur aveugle fanatisme, ils ne voulaient pas participer, même par l'hospitalité, à un acte de religion qui leur était odieux, et qu'ils regardaient comme une condamnation de leur propre foi.

Irrités de l'affront fait à leur Maître, « les disciples Jacques et Jean, » entraînés par leur zèle ardent et plein de feu, ne pureut maîtriser leur indignation et « dirent à Jésus : Seigneur, voulez-vous qu'à l'exemple d'Flie » (ajoute le texte grec), qui fit un jour descendre le feu du ciel sur les soldats envoyés par le roi Ochosias pour s'emparer de lui (Voy. iy Reg. i, 10-12), « nous commandions au feu du ciel de descendre » sur ces impies « et de les consumer? Mais Jésus, se tournant vers eux, les reprit et leur dit : Vous ne savez pas de quel esprit vous êtes; » vous méconnaissez l'esprit que je veux inspirer à mes disciples; vous cédez à des souvenirs de l'ancienne loi, qui était une loi de crainte, tandis que la loi nouvelle que je vous appelle à prêcher ne doit s'imposer que par l'amour, n'inspire à ses sectateurs qu'un esprit de charité, de douceur et de mansuétude : « le Fils de l'homme n'est point venu pour perdre les hommes, » pour les condamner avec dureté et rigueur, « mais pour les sauver, » pour leur pardonner et les réconcilier avec le Père céleste. « Et ils s'en allèrent dans une autre bourgade, » probablement pour gagner le chemin de Galilée à Jérusalem, qui se dirigeait le long des rives du Jourdain à travers la Pérée.

et euntes intravcrunt in civitatem Samaritanorum, ut pararent illi. — 53. Et non reeeperunt eum, quia faciès ejus erat euntis in Jérusalem. — 34. Cùm vidissent autem discipuli ejus Jacobus et Joannes, dixerunt : Domine, vis dicimus ut ignis descendat de cœlo, et consumât illos? — 55. Etconversus increpavit illos, dicens : Nescitis cujus spiritûs estis. — 56. Filius honiinis non venit animas perdere, sed salvare. Et abierunt in aliud castellum.

a) Voyage de Jésus à Jérusalem.

J. VII. v. 1. «Après cela, Jésus parcourait la Galilée, ne mu tant point aller en Judée, parce que les Juifs cherchaient à le faire mourir. » — Jésus ne craignait pas la mort; mais il ne voulait pas devancer le moment fixé pour son sacrifice par son Père céleste. — Sans craindre les persécutions ni la mort pour la défense de notre foi, nous ne devons pas nous y exposer témérairement. — C'est V envie qui portait les Juifs à faire mourir Jésus-Christ leur Bienfaiteur, leur Roi, leur Dieu. Que ce vice est odieux, et à quels excès il conduit ceux qui s'y livrent ! — Nous détestons l'aveuglement, l'ingratitude des Juifs. Ne l'avonst!<>:i pas imitée toutes les fois que, consentant au péché, nous avons cherché à faire mourir Jésus-Christ dans notre cœur?

v. 2. « Or, le jour de la fête des Tabernacles était proche. » — Cette fête nous rappelle que nous ne sommes que des pèlerins et des voyageurs sur la terre, que nous ne devons nous attacher à rien de ce qui passe, mais aspfrer sans cesse à la céleste patrie.

v. 3. « Ses frères lui dirent : Quitte; ce pays-ci, et allez en Judée, afin que vos disciples voient aussi les œuvres que vous faites. » — L'homme du monde ne recherche que l'éclat, la célébrité; il n'aspire qu'à se produire, à se distinguer, à sortir de la foule, à s'élever aux honneurs, etc.. Le disciple de Jésus- Christ ne recherche que l'obscurité et l'oubli.

v. 4. « Personne n'agit en secret, lorsqu'il désire lui-même paraître; montrez-vous au monde. » — Que de fois des parents aveugles ne font-ils pas entendre ces conseils perfides aux ecclésiastiques de leur famille, dans la croyance que leur gloire rejaillira sur eux : « Faites-vous connaître de vos supérieurs, faites en sorte que vos talents ne soient pas cachés sous le boisseau, que votre mérite soit apprécié, que vous puissiez obtenir le rang qui vous est dû ! » — N'écoutons pas ces conseils de la chair et du sang ; cherchons uniquement à acquérir les vertus de notre vocation, et abandonnons tout le reste entre les mains de Dieu. — L'ambition est habile à cacher ses vues secrètes sous le voile de la religion, de la gloire de Dieu, et à se tromper soi-même : on ne trompe pas celui qui voit le secret des cœurs.

Si les lumières de la foi dirigeaient notre conduite, on comprendrait que les honneurs de la terre ne valent pas la peine d'être recherchés, que les biens éternels méritent seuls notre estime, que les postes éclatants nous imposent une grande responsabilité et sont pleins de péril pour le salut, qu'une vie obs-

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