In novissimo autem die mas;no festivitatis stabat
(a) Pendant les sept jours de la fête, aussi longtemps que le peuple demeurait sous les tentes, on chantait le grand Alléluia, afin de remercier Dieu d'avoir délivré le peuple d'Israël. Le premier jour on immolait quinze veaux, douze le second, et ainsi de suite, en nombre décroissant : ce qui faisait en tout soixantedix veaux. De plus, on immolait chaque jour quatorze agneaux. Ces sacrifices avaient pour but d'expier les péchés des soixante-dix nations de la terre. Le huitième jour, on immolait un taureau et sept agneaux. Le piètre qui faisait la cérémonie étaH choisi par le sort. Pendant toute la semaine, le peuple allait chaque jour en procession autour de l'autel, chantant des psaumes, portant à la main des branches de palmier, de myrte, avec le fruit d'une sorte de figuier qu'on appelait de paradis, en souvenir de la première chute. Les petits enfants euxmêmes faisaient partie de la procession. Lorsqu'on chantait YAlleluia, tous élevaient en l'air ces branches,, et les agitaient avec bruit. Le huitième jour était une fête toute spéciale, et réservée seulement au peuple juif, qui se rendait en foule au temple. Aussi ce jour est-il appelé, dans le Lévitique (23-36), la fête de Y Assemblée, le jour saint et glorieux. Les thalmudistes l'appellent le dernier grand jour, le dernier jour bon et joyeux, le grand hosanna [hoschianna rabba).
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l'eau à la piscine de Siloé dans des vases d'or, pour la répandre sur l'autel, en mémoire des sources miraculeuses du désert, « Jésus, debout dans le temple, s'écriait : iS'i quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi (b), et qu'il boive. » Moi seul, je puis étancher la soif qui vous dévore, et combler le vide immense de votre cœur ; in i seul, je puis vous donner le bonheur, le contentement, le repos après lequel vous soupirez, et ceux qui s'abreuveront h cette eau vivifiante,, deviendront euxmêmes des fontaines jaillissantes pour les autres. « Qui croit en moi, de son sein, comme dit l'Ecriture ( Voy. Deut., xvm, 15; Joël., n, 28; Actes, 2, M), jailliront des fleuves d'eau vive. » — « Il disait cela, » remarque l'Evangéliste, « de V Esprit-Saint que devaient recevoir ceux qui croyaient en lui; » il voulait parler de l'effu-
Jesus et clamabat, dicens : Si qui> sitit, voniat ad me et bibat. — 38. Qui crédit in mc\ sicut dicit Scriptura, flumina de ventre ejus Huent âquse vivae. — 39. Hoc autem dixit de Spiritu quem accepturi erant credentes in eum :
— Cet usage a passé chez nous au dimanche des Rameaux; et de môme que nous conservons toute l'année les palmes qui ont été bénies en ce jour, ainsi les Juifs gardaient" les lulabim ou branches d"arbre de la fête des Tabernacles. Ils les attachaient avec des fils d'or ou d'argent, et les prenaient avec eux quand ils visitaient les malades, ou quand ils allaient au temple (Sepp., i, 496).
(b) Ces paroles sont une allusion à ce qui se pratiquait à la fête des Tabernacles, car Notre Seigneur rattachait volontiers le lil de ses discours aux objets qu'il avait sous les yeux, pour s'élever de là aux vérités les plus sublimes. « Il n'y avait point de source vive dans le temple ; mais il fallait aller puiser à Siloé l'eau dont on avait besoin pour les purifications. Pendant huit jours, un prêtre, choisi pour cela, allait chaque jour, après le sacrifice du matin, puiser à la source de Siloé, dans un vase d'or, trois mesures d'eau ; puis, partant de là en grande cérémonie, il passait par la porte d'eau, par laquelle Jésus-Christ fit aussi son entrée triomphante. Là, il était reçu au son des trompettes, et retournait nu (emple. Il montait à l'autel et versait l'eau de la coupe d'or dans un vaisseau d'argent qui était à l'Est, tandis qu'à l'Ouest était une coupe d'argent où il y avait du vin. Il \crsait de l'eau dans le vin et du vin dans l'eau, et offrait ainsi des libations au Seigueur. Pendant ce temps-là, le peuple assemblé chantait ces paroles du prophète Isaïe (xir. 3) : « Vous puiserez avec joie de l'eau des sources du salut. » — Cette cérémonie devait rappeler aux Juifs l'eau miraculeuse que Dieu leur avait donnée dans le désert, et les bénédictions de la pluie du ciel; mais surtout, comme le déclare le Thalmud, l'effusion du Saint-Esprit qui devait avoir lieu au temps du Messie : « B. Levi dicit : guarè vocal ur locus h" «tionis? quia hauriunt indè Spiritum sanctum. » (Succa, fol. i.in, 1) — Les Rabbins disaienl (Succa, v, 1) : « Quicumque non vidit bvlitiam Jomù-s hauslionis, non >::<lit Lrtitium in diebus suis. » — C'est probablement en voyant arriver la procession du prêtre avec l'eau sainte que le Sauveur dit au peuple : « Que celui qui a soif, vienne à moi, » se déclarant ainsi la source du salut dont Isaïe avait parlé. » (Sepp.)
siondes grâces que l'Esprit-Saint devait répandre sur les Apôtres, et qui devaient les rendre capables de renouveler le inonde; « car V Esprit-Saint n'avait pas été donné encore aux Apôtres et aux disciples, parce que Jésus n'était point encore entré dans sa gloire. » L'union primitive de l'Esprit-Saint avec l'homme, qui élevait ce dernier à la vie surnaturelle, avait été brisée, détruite par le péché originel, et ne devait être rétablie que par la mort de Jésus-Christ. C'est alors que l'Esprit-Saint est devenu le patrimoine, non de quelques individus isolés, tels que les prophètes, mais du genre humain tout entier, et ce n'est qu'après l'ascension de Jésus-Christ au ciel que devait avoir lieu cette effusion abondante de l'Esprit-Saint.
« En entendant ces paroles, » les esprits de la foule étaient divisés; « plusieurs disaient : » Oui, « celui-ci est vraiment un prophète. » D'autres disaient : c'est le Christ, » le Messie que nous attendons. — « Mais, quelques-uns disaient, » au contraire : « Est-ce que le Christ doit venir de Galilée? » de cette province méprisée et obscure? « L'Ecriture (Matth., xxv, 2) ne ditelle pas : C'est de la race de David, c'est du lourg de Bethléem, d'où était David, que viendra le Christ? » — Ceux qui tenaient ces discours étaient plus instruits que ceux qui disaient tout à l'heure : « Le Christ, nul ne saura d'où il est; » mais ils ignoraient que Jésus était réellement né à Bethléem, et parce qu'il avait passé sa jeunesse à Nazareth, ils croyaient qu'il y était né.
« Ainsi le peuple était partagea son sujet. — Quelques-tins, » soudoyés par les Pharisiens, « voulaient se saisir de lui; » mais je ne sais quelle force secrète et divine semblait enchaîner leurs bras. — C'est que
nondùm enim erat Spiritus datus, quia Jésus nondùm erat glorificatus. — 40. Ex illâ ergo- turba, cùm audissent hos sermones ejus, dicebant : Hic est verè propheta. — 44. Alii dicebant : Hic est Christus. Quidam autem dicebant : Numquid à Galilœâ venit Christus? — 42. Nonne Scriptura dicit : Quia ex semine David et de Bethlehem castello, ubi erat David, venit Christus? — 43. Dissensio itaque facta est in lurbâ propter eum. — 44. Quidam autem ex ipsis volebant apprehendere eum; sed nemo misit super eum manus.
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son heure n'était pas encore venue, et que sa mort devait être pleinement volontaire.