II. Jésus-Christ
1) Dans sa conduite. — Nous y voyons : a) son amour pour la solitude et la prière : « Perrexit in montent Oliveti. » — C'est dans la retraite et la prière que l'homme apostolique aime à renouveler ses forces et son courage... ; — 6) son zèle ardent pour le salut des âmes, que rien ne rebute et ne lasse : « Diluculo iteràm venit in templum et sedens docebat eos; » — c) sa sagesse toute divine, qui sait percer le masque de l'hypocrisie, découvrir les pièges qu'on lui tend et y faire tomber ceux mêmes qui les avaient tendus : « Jésus autem inclinansse dcorsùm, etc. ; » — d) sa science infinie à qui rien n'échappe et qui connaît le secret des cœurs : « Digito scribebut in terra; » — e) son ineffable miséricorde, qui ne sait jamais repousser le pécheur, et qui pardonne tout au repentir : « Nec ego te condemnabo. »
2) Dans ses paroles. — Il nous apprend : o) qu'avant de juger les autres avec sévérité, nous devons chercher à nous connaître nousmêmes : « Qui sine peccato est vestrûm, primus in illam lapident mittat ; » — b) que c'est une honte indicible pour un prédicateur,, pour un magistrst, de découvrir en lui-même les mêmes fautes, les mêmes faiblesses qu'il se voit obligé de condamner dans les autres, Ibid. ; — c) que, tout en accueillant avec bonté le pécheur repentant, on ne doit pas pactiser avec le vice, ni l'autoriser par une condescendance hors de raison : « Vade etjàm ampliùs noli peccare. »