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DISCOURS DE JÉSUS-CHRIST AUX JUIFS, A L'OCCASION DU MIRACLE PRÉCÉDENT. - PARABOLE DU BON PASTEUR.
(J. ix. 39-44 ; x. 4-21).
A. DISCOURS DE JÉSUS-CHRIST AUX JUIFS, A L'OCCASION DU MIRACLE PRÉCÉDENT.
Réfléchissant à la facilité avec laquelle ce pauvre aveugle avait cru à sa parole, tandis que les princes de la Synagogue persistaient opiniâtrement dans leur aveuglement volontaire, « Jésus dit, » avec l'accent d'une profonde tristesse : « Je suis venu en ce monde pour exercer un jugement, » afin d'être, pour les uns, un sujet de condamnation et de ruine, pour les autres, une source de bénédictions et de grâces, « pour que ceux qui ne voient pas ouvrent les yeux à la lumière, et que ceux qui voient, » ces docteurs orgueilleux qui s'applaudissent de leur vaine science, « deviennent aveugles, » soient justement privés de la lumière véritable et vivifiante, que je viens apporter au monde, et dont ils se sont rendus indignes.
« Quelques-uns des Pharisiens qui étaient présents, » comprenant que c'était d'eux que Jésus-Christ voulait parler, par ces voyants qui deviennent aveugles,, s'écrièrent : Est-ce nous que vous désignez par ces paroles? « Sommes-nous donc des aveugles, » nous qui avons étudié toute notre vie, fréquenté les écoles savantes et qui sommes la lumière d'Israël ? — Plût au ciel, répondit Jésus-Christ, que vous fussiez réellement des aveugles dans le sens absolu de ce mot, que vous fussiez dans l'impossibilité réelle de connaître la vérité ! « Si vous étiez aveugles, » dans ce sens du moins, « vous n'auriez pas de péché, » vous ne seriez pas responsables de votre
J. IX. 39. Et clixit Jésus : In judicium ego in huncmundum veni; ut qui non vident videant, . i, qui vident, caeci fiant. — 40. Et audierunt quidam ex Pharisœis, qui cum ipso erant, et dixerunt ei : Numquid et nos caeci sumus? — 41 . Dixit eis Jésus : Si caeci essetis, non haberetis peccatum ;