I. Miracle de la guérison de l'aveugle-né
1) Un aveugle dû naissance est guéri par Jésus ; la guérison est entière et instantanée (13-14). — 2) Conduit devant le Sanhédrin, il ne peut que certifier que c'est Jésus qui l'a guéri : ce seul fait suffit pour prouver la divinité de Jésus-Christ.
II. L'incrédulité des Juifs essaie en vain d'ébranler la certitude et d'obscurcir l'éclat de ce miracle.
1) Us révoquent en doute la sainteté du thaumaturge. — a) Jésùs- Christ a guéri le jour du sabbat; il a appliqué de la boue sur les yeux : violation manifeste du sabbat (16). — b) D'autres objectent, il est vrai, que, si Jésus-Christ était un pécheur, il ne pourrait opérer de semblables miracles: et l'aveugle guéri lui-même ne peut s'empêcher do reconnaître en lui un prophète (17). — c) Toutefois, la majorité décide que celui qui viole ie jour du sabbat, fit-il des miracles, est nécessairement un pécheur (46, 17).
2) Ils révoquent en doute le fait en lui-même. — a) Mais, comme ce sophisme ne suffisait pas pour les rassurer, ils ont recours à une autro supposition, c'est que la cécité du prétendu aveugle était feinte et supposée (18). — b) Us font venir les parents de l'aveugle en témoignage. Ceux-ci attestent qu'il est bien leur fils, qu'il est réellement aveugle de naissance, et qu'actuellement il voit (20, 21). — c) Un témoignage aussi formel, aussi irrécusable, réduit les Juifs au silence, et confond toutes leurs injustes suppositions.
3) En désespoir de cause, ils voudraient se convaincre que la guérison a été purement naturelle et n'est pas l'effet d'un miracle. — a) La guérison a lieu, on ne peut le nier; mais elle peut être l'effet de causes purement naturelles. — b) Les Pharisiens cherchent à extorquer cet aveu par l'intimidation en adjurant l'aveugle guéri de déclarer la vérité en présence dé Dieu (24). — c) Ils veulent l'engager à revenir sur les circonstances de la guérison, afin de découvrir quelques prétextes pour révoquer en doute la réalité du miracle ,26). — d) Le mendiant refuse de revenir sur un récit inutile, et qui ne ferait que répéter ce qu'il a déjà dit avec une clarté suffisante, et il demande ironiquement aux Pharisiens s'ils veulent devenir les disciples de Jésus-Christ (25-27). — e) Les Juifs irrités, et voyant tous leurs sophismes confondus par la droiture et la simplicité d'un pauvre mendiant, devenu tout à coup un généreux confesseur de Jésus-Christ, ont recours aux injures et à la violence, et le chassent de la synagogue. — C'était avouer et manifester leur impuissance à lui répondre.
Conclusion : C'est ainsi que tous les efforts des Juifs pour obscurcir le miracle de Jésus-Christ n'ont servi qu'à en faire briller la certitude inébranlable à tous les yeux. Or, si Jésus-Christ a guéri l'aveugle-né, il est Dieu.