VII. La bienfaisance et les œuvres de miséricorde
4) La brebis nourrit les hommes et les vêtit. « Elle remplit, dit saint Martin, la loi de l'Evangile. Elle a deux robes, et elle donne à celui qui n'en a pas la meilleure et la plus chaude, gardant la moindre pour elle. » — C'est également à l'esprit de charité, aux œuvres de miséricorde, que l'on reconnaît les âmes prédestinées, les véritables élus de Dieu : « Beoti miser kordes, quoniam miser kordiamconsequentur. » — « Veaite, benedicti Patris mei... Esurivi enim, et dedistis mihi manducare, etc.. (Matth., xxv, 34 cl suivants.) » — 3) Au contraire, la dureté du cœur, l'insensibilité pour les besoins des malheureux est un signe à peu près certain de réprobation : « Discedite à me, muledicti... Esurivi enim, et non dedistis mihi manducare. »
Examinons si nous trouverons en nous les signes caractéristiques des véritables brebis de Jésus-Christ... Efforçons-nous de nous les approprier de plus en plus, afin que le divin Pasteur nous reconnaisse pour ses brebis et nous reçoive dans les pâturages éternels.