II. Sa guérison, figure de la conversion du pécheur
1) Elle venait écouter Jésus-Christ, suivait ses instructions : « Eccé mulier. » — Il y a une grâce de conversion attachée à l'audition de la parole divine. — 2) Jésus jette sur elle un regard de commisération : « Quam cùm videret Jésus. » — Jésus voit aussi avec une tendre compassion l'état misérable où le péché nous a réduits. — 3) Il l'appelle à lui : « Yocavit eamadse. » — Que de fois Jésus nous a appelés par la voix de nos pasteurs, de notre conscience..., par ses inspirations secrètes, etc.! — 4) Elle obéit à la voix du Sauveur... ; elle n'hésite pas à se présenter à ses yeux dans le triste état où son infirmité l'a réduite. — Soyons fidèles aux inspirations de la grâce. — Ne craignons pas d'aller déposer nos misères aux pieds du ministre de Jésus-Christ dans le tribunal de la pénitence. — 5) Jésus-Christ lui impose les mains, et lui déclare qu'elle est guérie : « Mulier, dimissa es ah infirmitate tua.... et imposuit manus. » — Image touchante et sensible de l'absolution du prêtre. — 6) Sa guérison, en effet, s'opère à l'instant : « Et confestim erecta est. » — Guérison prompte, parfaite, publique, stable, etc. — Est-ce l'image de la nôtre. — 7) Elle glorifie le Seigneur : « Et glorificabat Deum. » — La gratitude est le premier devoir de l'âme purifiée. — Sommes-nous reconnaissants de tout ce que Dieu a fait pour nous?
D/. DEPUIS LA FÊTE DE LA DÉDICACE JUSQU'AU DERNIER VOYAGE DE JÉSUS-CHRIST A JÉRUSALEM, POUR LA FÊTE DE PAQUES.
§ LXXXVT.