‹ L'évangile expliqué, défendu, méditéChapitre 228 sur 419 · III. Les derniers invités · texte numérisé non relu

III. Les derniers invités

Ce sont les pauvres, les païens, etc. 1) Extérieurement, ils semblent bien peu dignes d'être admis à une table aussi splendide, aussi honorable ; ils n'ont, par eux-mêmes, aucun mérite qui leur donne quelque droit à une telle faveur : « Pauperes, et débiles, et eœcos, et claudos, introduc liùc. » — 2) Mais, ils en sont dignes par les dispositions de leurs cœurs; ils sentent vivement leur misère', ils apprécient le bien

qu'on leur fait , et Dieu n'estime que les dispositions du cœur. La

conscience de leur indignité les arrête sur le seuil de la porte du festin; ils n'y entreraient pas si on ne les y poussait en quelque sorte : « Compelle intrare... Domine, factWfn est ut imperâsti. » — 3) C'est pourquoi les pauvres sont nysasiés et dans l'abondance . et les riches, les puissants, les sages du monde, exclus à jamais de la sallo du festin : « Dico autem vobis, quod nemo virorum illorum qui voeati sunt gustabil eœnam meam. »

D. CONCILIATION DE LA SOUVERAINE JUSTICE ET DE LA BONTÉ INFINIE DE DIEU DANS LE MYSTÈRE DE L ÉLECTION ET DE LA RÉPROBATION DES HOMMES.

I. Ceux qui se perdent, se perdent uniquement par leur faute,

1) Dieu donne à tous les moyens de salut nécessaires, et appelle tous les hommes au royaume des cieux : « Fecit cœnam magnam, et cnfurit multos. » — 2) Le mépris qu'ils l'ont de de la vocation el do la grâce divine est l'œuvre de leur propre volonté et tire sa source des dispositions mamaiscs de leurs cœurs ; a) de leur incrédulité : a Habe me excusalum; » — b) de leur attachement déréglé aux biens ter-

restres, de la. concupiscence des yeux, de la chair, de l'orgueil de la vie, etc. : « Primas dixit, etc. » — c) de leur aveuglement coupable, qui fait qu'ils cherchent à s'excuser à leurs yeux, en invoquant une prétendue nécessité : « iVtYes.se habeo exire, etc. » — « Non possum centre, etc. » — 3) L'amour divin méprisé se change en une juste indignation : « Tune iratus pater-familids. » — a) Dieu, de sa nature, hait et déteste le péché, qui introduit le désordre dans la création; — b) l'ordre exige que chacun reçoive le prix de ses œuvres, et jouisse du sort qu'il a librement choisi : « Dico autem quod nemo virorum illorum gustabit cornant meam. *

II. Ceux qui sont sauvés ne le sont que par un effet tout gratuit de la miséricorde divine.

1) L'homme pécheur n'a à présenter que sa profonde misère, mais c'est justement cette misère qui touche le cœur de Dieu : « Et pauperes, et débiles, etc. » — 2) Le fils rendu à son père n'a rien à dire pour sa défense, que le sort déplorable où l'a réduit l'éloignement volontaire qui l'a séparé de son Père céleste, et c'est justement ce qui lui ouvre le sein paternel : « Exi in vias et sepes, et compelle intrare. »

c. l'amour du monde et des choses de la terre est le grand

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