I. Pendant leur vie
1)L'un était riche, pouvait goùler toutes les jouissances d'une vie voluptueuse: « Homo qnitu.m cr,>l dices, qui induebatur, etc. » — L'autre manquait de tout, et se serait, trouvé heureux de recueillir les miettes qui tombaient de la table de son riche voisin : « Eterat quidam mendiais..., cupiené satur/n-i de micis, etc. » — Le premier jouissait d'une sanlé parfaite», qu'entretenait une molle oisiveté... : « Épvhkatur quolidié ;q>îendidè, etc. ; » le second était tout couvert d'ukeres douloureux cl infects : « ukeribits plenus. » — 3) Le riche,
bouffi d'orgueil, jetait à peine un regard dédaigneux sur le misérable mendiant étendu à sa porte, et lui refusait jusqu'aux miettes de son festin : « Nemo illi dabat. » — Le pauvre trouvait dans de vils animaux, la compassion qu'il ne trouvait pas parmi les hommes : « Canes veniebant, et lingebant ulcéra ejas. »