III. Le réveil dans l'éternité
\) Ils se trouvent dans lé dénuement de tous les biens, dévorés par la soif ardente de leurs passions inassouvies : « Mitte Lazarum... ut intingat..., ut refrigeret linguam mcam. » — 2) Brûlés par un feu qui ne s'éteindra jamais : « Crucior in hâc flammé. » — Déchirés par la vue de l'éternelle félicité, de laquelle ils sont à jamais exclus, et où ils voient ceux qu'ils ont connus et méprisés : « Elevans octdos suos, vidit Abraham a longé, et Lazarum in sinu ejus. » — 4) Désespérés par la pensée que leur sort est irrévocablement fixé, que leurs souffrances sont éternelles et n'obtiendront jamais aucun adoucissement : « Inter vos et nos chaos magnum firmatum est. » — 5. Torturés par les remords de leur propre conscience, qui les force de reconnaître qu'ils ne doivent s'en prendre qu'à eux de leur propre malheur, qu'ils ont eu toutes les lumières, tous les avertissements, toutes les grâces nécessaires pour se sauver : « Habent et Moysen et prophetas, audiant illos. »