D. LA MORT ET LA RÉSURRECTION DE LAZARE
I. La mort de Lazare, figure de la mort d'une âme par le péché, et de son éloigne ment de Dieu.
Les pas successifs qui conduisent l'âm3 à la mort, sont : 4) la tiédeur, le relâchement, la langueur spirituelle : « Erat quidam languens Lazarus. » — 2) L'assoupissement : Dormit. » — 3) La chute, la mort spirituelle : « Mortuus est. » — 4) L'habitude ; une première chute en attire une seconde, et l'habitude se forme : « Quadrituanus est. » — « Quàm difficile surgit, quem tanta moles consuetudinis premit t » (S. Aug.) — 5) Le scandale, {'infection du mauvais exemple : « Jam fcetel. » — Rarement on se damne tout seul.
IL La, résurrection de Lazare, figure de la conversion d'une âme et de son retour à Dieu.
4) Nous devons prier pour la conversion des pécheurs : « Ecce quem amas inftrmatur. » — 2) Le pécheur doit faire ce qui dépend de lui pour répondre à la grâce..., fuir les occasions, surmonter les obstacles qui s'opposent à sa conversion : « Tollite lapidem. » — 3) Il lui faut les larmes de la contrition, le trouble salutaire de la conscience, la résolution forte et courageuse : « lacrymatus est Jésus. » — « Infremuit spiritu, et turbavit seipsum. » — Il lui faut enfin l'absolution du paêtre : « Solvite mm, et sinite abire. » (Bourdaloue).
e/. quatrième année du ministère public de
jésus-christ.
dernier voyage de jésus a jérusalem,
pour la fête de paques.
jusqu'a son entrée solennelle dans cette ville.
§ GXIII.
VOYAGE DE JÉSUS A JÉRUSALEM. - LES DIX LÉPREUX. (L. xvn, 41—19- — Evangile du 13e dimanche après la Pentecôte.)
La fête de Pâques étant proche, Jésus quitta la ville d'Ephraïrn et « côtoyant ta S'amarie et ta Galilée, il s'achemina lentement vers Jérusalem, » où il devait accomplir son dernier sacrifice,, et d'où, il savait qu'il ne devait plus revenir. « Gomme il était sur le point d'entrer dans une bourgade, dix lépreux, » dont neuf Juifs et un Samaritain, « Tinrent à lui. » — Les lépreux, exclus de la société des hommes, aimaient à se réunir ensemble, et la commune nécessité avait surmonté réloi gnement que les Juifs et les Samaritains avaient les uns pour les autres. Le bruit des merveilles opérées par le Sauveur et de son ineffable bonté avait pénétré jusqu'à ces pauvres excommuniés de la société, et leur avait inspiré la confiance d'en ressentir eux-mêmes les effets. Pour se conformer aux prescriptions de la loi, qui leur défendait l'approche de tous ceux qu'ils rencontraient et l'entrée des lieux habités, « ils se tinrent à distance, et élevant » tous ensemble « la voix-, » afin de se faire entendre de loin, « ils s'écrièrent : Jésus, notre Maître, ayez pitié de nous. » Jésus eut pitié de ces malheureux, mais avant de les guérir, il voulut
LVII. 11. Et factumest, dùrn iret in Jérusalem transibat per mediam Samariam et Galilœam. — 12. Et cùm ingrederetur quoddam castellum, occurerunt ei decem viri leprosi, qui steterunt à longé. — 13. Et levaverunt vocem, dicentes : Jesu, preeceptor, miserere nostri.