‹ L'évangile expliqué, défendu, méditéChapitre 284 sur 419 · III. Après la confession · texte numérisé non relu

III. Après la confession

\) Ayons en horreur l'ingratitude des neuf lépreux qui ne vinrent pas même remercier le Sauveur : « Et novem, ubi sunt? » — 2) Que la vivacité de notre reconnaissance et de notre amour soit en rapport avec la grandeur de la grâce que nous avons reçue : « Cum magna voce magnificans Deum. »

§ GXIV.

PUISSANCE ET CONDITIONS DE LA PRIÈRE. PARABOLE DU JUGE INIQUE, DU PHARISIEN ET DU PUBLICAIN.

A. LA PRIÈRE DOIT ÊTRE PERSÉVÉRANTE. — PARABOLE DU JUGE INIQUE. (L. XVIII, 1-8.)

Cependant, Jésus continuait ses prédications apostoliques. « Pour montrer » que rien ne résiste à une prière fervente et persévérante, « qu'il faut toujours prier, et ne se lasser jamais, Jésus proposa la parabole » suivante. — La prière continuelle dont parle ici le Sauveur ne consiste pas dans le mouvement des lèvres, mais dans la conviction profonde, intime, persévérante, de notre misère, de notre impuissance, du besoin que nous avons de la miséricorde divine, et dans la vive confiance que Dieu aura pitié de nous.

« Il y avait », dit Jésus-Christ, « dans une certaine mile, un juge » sans religion et sans conscience, « qui ne craignait point Pieu, et ne se souciait point des hommes y » et qui, dans ses jugements, n'était guidé que par la cupidité, ou ne suivait que ses caprices. — « Dans cette même mile se trouvait une » pauvre « veuve, laquelle, » injustement opprimée par un puissant voisin, et se trouvant sans appui et sans défense, « vint trouver » ce juge inique, pour lui demander justice et protection, disant : « faites-moi justice, » et « défendezmoi contre » les injustes aggressions de « mon adversaire. »

Le juge, qui ne voyait aucun profit à retirer de cette affaire, aucun présent à attendre de cette pauvre veuve, fit la sourde oreille et ne tint aucun compte de sa réclamation, et, « pendant longtemps, il ne voulut pas » lui

L. XVIII. 1. Dicebat autem et parabolam ad illos, quoniam oportet semper orare et non deficere. — 2. Dicens : Judex quidam erat in quàdam civitate, qui Deum non timebat, ethominem non reverebatur. — 3. Vidua autem quaedam erat in civitate illâ, et veniebat ad eum, dicens : Vindica me de adversario meo. — 4. Et nolebat per ir.ultum, tempus.

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