I. Prière du Pharisien
4) Ce qu'elle offre de louable. — a) Il va au temple, pour prier, c'est une œuvre excellente : « Duo homines ascenderunt in templum. » — « Domus mea domus orationis vocabitur ». (Isa., l, 7). — b) Il remercie Dieu des grâces qu'il a reçues : « Deus, cjratias ago tibi. »
— La reconnaissance est un devoir sacré, et le besoin d'un bon cœur. — c) Il n'est ni voleur, ni injuste, ni adultère : « Quia non sum, etc. » — C'est un bonheur pour lui : « Qui hœc fachmt, regnum Dei non possidebunt. (i. Cor. vi, 40.) — rf) Il pratique le jeûne : « Jejuno bis in sabbato. » — C'est une pratique louable et salutaire. — Jésus- Christ, les Apôtres, les Saints, l'ont fait également ; l'Eglise nous en fait un précepte. — e) Il donne la dîme de ses biens : Décimas do omnium quœ pessideo. » — C'est ce qu'ont fait, avant lui, Abraham, Tobie, etc. : « Reddite quœ. sunt Cœsaris, Cœsari, et quœ sunt Dei, Deo. » (Marc, xn, 47).
2) Ce qu'elle offre de blâmable. — a) Il passe ses péchés sous silence... aa) Il ne se reproche rien, comme s'il était l'innocence même : Gratias ago. » — « Jiistus prior est accusator mi. » (Prov., xv#/(47.) — bb) Il se contente d'éviter les grands péchés, les vices grossiers que le monde lui-même ne pardonne pas, et ne se soucie pas des vertus intérieures, d'éviter les fautes légères, etc. : « Non sum sicut cœteri homines, raptores, injusti. » — ce) Il ne s'accuse pas de ses péchés cachés : Ab occultis meis manda me. » (Ps. xvm, 4 3, 4 4). — « Nihil mihi conscius sum, sed non in hoc justificatus sum. » (i. Cor., iv, 4).
— b) Il raconte ses bonnes œuvres, aa) dans un sentiment d'orgueil et de vaine complaisance, s'admirant, se glorifiant lui-même : « Décimas do, etc. » — « Qui judicat me, Dominas est. » (i. Cor., iv, 4.) — bb) Les attribuant à ses propres efforts, à son propre mérite, et non à la grâce de Dieu, bien, que la bouche dise le contraire : « Gratias