‹ L'évangile expliqué, défendu, méditéChapitre 295 sur 419 · II. La prière du, Publicain · texte numérisé non relu

II. La prière du, Publicain

Elle n'offre rien à blâmer, mais beaucoup à louer, à savoir : 4) son humilité. — a) « Il se tenait de loin : « à longé stans. » — Dans le vif sentiment de son indignité, il ne se croit pas digne d'approcher du sanctuaire. — b) Il n'osait lever les yeux vers le ciel : « Nolcbat née oculos in cœlum levure. » — La pensée de ses fautes le couvrait de confusion, et il tremblait de paraître en la présence du souverain Juge. — 2) Sa contrition. — a) Il frappe sa poitrine : « Percutiebat pectus suum; » reconnaissant par là qu'il était coupable, qu'il s'attribuait à lui-même la responsabilité de ses péchés, et qu'ils n'offraient aucune excuse. — b) Il s'écrie, dans l'angoisse de son cœur : « Seigneur, ayez pitié de moi : « Deus, propitius esta mihi peecatori. » — II ne raconte pas ses bonnes œuvres,' comme le Pharisien, il ne s'enfle pas en lui-même, et ne se met pas au-dessus des autres, etc. — 3) Sa confiance. — Malgré son indignité, il ne désespère pas, mais il met toute sa confiance dans la bonté et la miséricorde divines, qui ne rerepoussent pas le pécheur contrit et humilié : « Deus, propitius esto, etc. »

D. DE L'ORGUEIL ET DE l'hIMILITÉ.

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