‹ L'évangile expliqué, défendu, méditéChapitre 30 sur 419 · III. La conduite du sourd et muet · texte numérisé non relu

III. La conduite du sourd et muet

Nous y apprenons :

4) Le devoir d'ouvrir nos sens extérieurs aux bienfaits de Dieu. — a) C'est ce que fit le sourd et muet : « Et statim apertœ sunt aurcs cjus, et solutum est vinculum linguœ ejus, et loquebatur rectè. » — b) c'est ce que nous devons faire à noire tour : aa) Dieu ne nous a donné le bienfait de la vue, de l'ouïe, de la parole, que pour en faire un bon usage, pour admirer les merveilles de la création, pour écouter la parole de Dieu, chanter ses louanges, etc. bb) Nous ne pourrions manquer à ce devoir sans nous rendre coupables d'une monstrueuse ingratitude, sans nous exposer à mériter les reproches adressés aux Juifs : « Auditu audietis, et non intelligetis ; et videntes videbitis, et non videbitis (Matth., xm, 4 4). »

2) Le devoir de remercier Dieu pour les bienfaits dont ilnous a comblés. — a) C'est ce que fit le sourd et muet; il était assurément du nombre de ceux dont parle l'Evangile : « Quanto autem eis prœcipiebat, tanto magis plus prœdicabant. » — C'est en vain que Jésus lui impose le silence, sa reconnaissance éclate malgré lui et le force de parler. — b) C'est aussi ce que nous devons faire : aa) c'est ce que demandent la grandeur et la multitude des bienfaits que nous avons reçus de Dieu: « Quid habcs quod non accepistit » (I. Cor., iv, 7) 66) C'est aussi le devoir que nous impose l'Ecriture sainte de l'Ancien et du Nouveau Testament : « Benedicenles Dominum, exaltât e Muni quantum poteslis; major est enim omni lande » (Eccli., xliii, 33 ; Ps. 4 49). — « Lau dantes

M1, XV. 32-88. — g LXV, MULTIPLICAT. DES SEPT PAINS. 49

et psallentes in cordibus vestris Domino » l'Ephcs., v, 19). ce) C'est ce qu'exige noire propre intérêt : la reconnaissance attire de nouvelles grâces, l'ingratitude en tarit la source. Celui qui ne remercie pas un bon maître, dit saint Augustin, mérite d'en trouver un mauvais.

3) Le devoir de faire un bon usage des grâces et des bienfaits de Dieu. — a) C'est ce que fit le sourd et muet : « Et loquebatur rectè. » — b) C'est aussi ce que nous devons faire. Rien ne nous rend plus indignes des bienfaits de Dieu que l'abus que nous en faisons. Pourquoi Dieu at-il maudit le peuple juif? — Parce qu'il a abusé de ses grâces. — Puissions-nous mettre en pratique les leçons du saint Evangile!

C. NOUS NE DEVONS PAS MÉPRISER CEUX QUI SONT PAUVRES, INFIRMES, CONTREFAITS, DÉLAISSÉS, ETC.

Pourquoi ?

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