‹ L'évangile expliqué, défendu, méditéChapitre 300 sur 419 · C. Les enfants bénis par Jésus-Christ · texte numérisé non relu

C. Les enfants bénis par Jésus-Christ

v. 13. « Alors, on lui présenta des petits enfants, pour qu'il leur imposât les mains en priant. » — Notre devoir est de conduire les enfants au Seigneur Jésus, afin qu'il les bénisse ; nous devons imprimer dans leurs cœurs l'amour de Jésus. L'éducation chrétienne des enfants est tout l'espoir de l'avenir. — C'est une belle et louable coutume que celle en usage en diverses contrées chrétiennes, en Belgique, par exemple, où les enfants demandent la bénédiction à chaque prêtre qu'ils rencontrent, — « La bénédiction du père affermit la maison des enfants ; la malédiction de la mère la renverse jusqu'aux fondements. »

v. 14. « Et comme les disciples les repoussaient, Jésus leur dit ; Laissez venir à moi ces petits enfants, et ne les écarte: point; car le royaume de Dieu est fait pour ceux qui leur ressemblent. »

— Absurde, odieuse et funeste prétention que celle de ces prétendus philosophes, qui veulent attendre qu'un, enfant soit parvenu à l'âge adulte, c'est-à-dire que ses mauvais penchants se soient développés sans frein et sans obstacle, pour qu'on lui parle de religion. C'est aussi raisonnable que ne vouloir pas que des enfants apprennent de bonne heure à connaître et à aimer leurs pères et mères, sous prétexte qu'ils ne comprennent pas ce que c'est qu'un père et qu'une mère.

« Ce n'est pas qu'un âge soit préféré à un autre, car alors il serait fâcheux d'avancer dans la vie. C'est l'innocence qui est préférée à tout. Le royaume de Dieu est à qui ressemble aux enfants, à qui conserve ou reconquiert cette innocence que la nature leur a donnée. L'enfant est sans haine, il ignore la luxure, il ne recherche point la richesse et les honneurs, il revient à sa mère qui l'a corrigé : il est docile à l'enseignement de ses maîtres, ne dispute, ni ne contredit, ni n'est méfiant : c'est ainsi que l'homme qui veut« entrer » doit recevoir la parole de Dieu. En même temps, Jésus apprend aux Apôtres à ne point mépriser les petits de l'Eglise, à ne point rudoyer leur ignorance, à les instruire avec patience et douceur, à se faire comme enfants euxmêmes pour gagner les enfants. Et enfin l'amour qu'il témoigne à l'enfance enseigne à tous combien il la faut aimer et respecter.

— Les droits de l'enfance datent du Christ.

« Il semble que s'il y avait dans l'Evangile quelque chose que l'on ne pût croire, ce ne sont pas les grands miracles qui changeront la face du monde ni enfin rien de ce qui est incompréhensible et par là même visiblement divin. Tout cela est de Dieu, et, dès qu'il l'a voulu faire, il est tout simple qu'il l'ait fait. Ce qui confond, c'est cette bonté de la Majesté divine qui se mêle aux entretiens des hommes, parle leur langage, bégaye avec eux, leur prend la main, embrasse leurs enfants, traite l'homme pécheur avec plus de tendresse qu'elle ne lui en a montré lorsque, vêtu de son innocence, il habitait le paradis. Quand la pensée s'arrête sur ces tableaux, sur ces enfants enfermés dans les bras de Dieu et touchant son sein, on a comme un éblouissement, non pas du doute, mais de l'impossible. C'est donc ainsi que Dieu nous a aimés, c'est donc là ce que nous valons, c'est donc là ce que vaut l'innocence ! Et cette innocence peut nous être rendue d'un mot qu'il dépend de nous de prononcer. « (L. Veuillot.) »

a. l'indissolubilité du mariage.

I. Seul, le christianisme a su maintenir dans le monde Vaustère mais salutaire doctrine de l'indissolubilité du mariage.

4) 11 affirme que le mariage chrétien est un sacrement qui met à l'union de l'homme et de la femme un sceau de perpétuité que nulle puissance, même l'Eglise, ne peut plus rompre ; il n'est que l'écho véridique de la parole de Jésus-Christ lui-même, reconstituant le mariage tel qu'il fut établi au commencement : « Non legistis quia qui fecit hominem ab initio...? Quod ergo Deits conjunxit, homo non separet. »

2) En dehors de l'unité catholique, ni le schisme, ni l'hérésie, ni le rationalisme, n'ont pu maintenir dans toute sa pureté l'indissolubilité conjugale.

II. Le divorce considéré en lui-même et dans ses conséquences désastreuses.

4) Ce qui constitue à la fois le nœud, la base et le rempart de la famille, c'est l'union indissoluble du père et de la mère. — 2) Le divorce est un démenti donné à la raison, à la nature, à la générosité, à l'humanité. — 3) C'est la décadence dans la famille, l'opprobre dans la famille. — La famille fondée par le mariage chrétien, c'est la vie, c'est l'éducation, c'est le travail, c'est la propriété, c'est la gloire, c'est la joie. '

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