C. Guérison d'un aveugle
v. 35. « Comme il approchait de Jéricho, il arriva qu'un aveugle était assis sur le lord du chemin, mendiant. » — L'aveuglement de l'âme est bien plus déplorable que celui du corps, et il l'est d'autant plus qu'on le sent moins. — a) Il nous plonge dans les ténèbres les plus profondes, nous dérobe la lumière divine, la connaissance de Dieu, de nous-mêmes, des vérités nécessaires pour le salut. — « Un certain aveugle. » — V) Il nous met dans l'impuissance de rien faire pour la vie éternelle, nous empêche de marcher dans la voie du salut : « était assis sur le lord du chemin. » — c) Il nous réduit à la plus profonde indigence spirituelle : « et il mendiait. »
v. 30. « Entendant passer beaucoup de gens, il demanda ce que c'était. » — La première condition pour être guéri des maladies de l'âme, c'est do vouloir l'être. Le premier remède de l'aveuglement spirituel, c'est de chercher de bonne foi à s'éclairer, d'interroger ceux qui peuvent dissiper nos doutes.
v. 37. « On lui dit que c'était Jésus de Nazareth qui passait. Aussitôt, il s'écria ; Jésus, fils de David, ayez pitié de moi. »
— Les occasions de salut sont passagères; c'est une folie de les laisser échapper en remettant à une autre fois, car elles pourraient bien ne plus revenir. — C'est à Jésus qu'il faut recourir dans tous nos besoins; lui seul peut nous éclairer et nous guérir.
— Si nous sentions vivement notre misère, nous aurions un ardent désir d'en être délivrés, nos prières seraient puissantes et efficaces.
v. 38, 39. « Ceux qui marchaient devant lui le gour mandaient pour le faire taire : mais lui, criait beaucoup plu* encore ^ Fi /s de David, ayez pitié- de moi. »— Dieu ne résiste pas à une prière confiante et persévérante, qu'aucun obstacle ne décourage.
v. 40. « Alors, Jésus s' arrêtant, commanda qu'on le lui amenât. » — Jésus, notre médecin céleste, fait lui-même les premières avances. — « Et quand il se fut approché, il lui de-
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manda : Que voulez-vous que je fasse? » — Jésus ne demande de nous que la connaissance de notre propre misère, et le désir d'en sortir.
v. 41 . « Et Jésus lui dit : Voyez; votre foi vous a sauvé. » — Rien n'est refusé à une prière animée par la foi et la confiance.
v. 42. « Il vit aussitôt, et il le suivait en glorifiant Dieu. »
— Les marques d'une conversion véritable c'est de marcher à la suite de Jésus, de ressentir vivement le bienfait de la réconciliation et de consacrer le reste de notre vie à la gloire de Dieu.
PROJETS HOMILÉTIQUES.
A. JÉSUS PRÉDIT SA PASSION POUR LA TROISIÈME FOIS. (Mt 47-49).