E. RÉFLEXIONS SALUTAIRES, POUR LE SALUT DE NOTRE AME, SUGGÉRÉES
1. Par les larmes que verse Jèsus-Christ : « Videns civitatem, « flevit super eam. »
4) Elles témoignent de son tendre amour pour nous. — 2) Elles attestent que nos péchés blessent profondément son cœur. — 3) Elles nous font pressentir les châtiments redoutables que la justice divine réserve au pécheur impénitent : « Quia veulent aies in te, etc. »
II. Par les paroles qu'il adresse à notre âme : « Quia si cognonisses et tu, quœ ad pacem. »
4) Après chaque péché, le Seigneur a parlé à notre âme, par la voix intérieure et les reproches de la conscience, par la voix d'un ami, d'un directeur, d'un confesseur, par la parole divine, etc. — 2) Il nous a toujours fait sentir par notre propre expérience et par l'expérience des autres, que le péché est pour le coupabie une source de malédiction et de ruine. — 3) Si tout cela ne suffit pas pour nous réveiller de notre sommeil spirituel, c'est que notre âme est plongée dans un assoupissement mortel.
III. Par les châtiments qu'il nous inflige : « Circumdabunt te vallo.., et ad terram prosternent te.., etc. »
1) Combien de fois n'avons-nous pas éprouvé la main de Dieu s'appesantissant sur nous par les maladies, par des peines et des afflictions de tout genre? — 2j Ces châtiments ont eu pour cause première nos infidélités et nos offenses, et, dans les desseins de Dieu, doivent servir à les expier. — 3) Nous devons donc nous humilier sous la main puissante de Dieu, et regarder ses larmes, sa parole, ses châtiments, comme autant de liens par lesquels son amour veut nous attirer à lui.
§ cm.
JÉSUS MAUDIT LE FIGUIER STÉRILE, ET CHASSE LES MAR- CHANDS DU TEMPLE. — LE FIGUIER MAUDIT SE DESSÈCHE SUBITEMENT.
(2e et 3e jour de la derniè're semaine, 11 et 12 nisan, 3 et 4 avril, 30.)
(M*, xxi, 48-22; M', xi, 42-26; L. xix, 45-48.)