B. JÉSUS CHASSE LES MARCHANDS DU TEMPLE
Ils poursuivirent leur chemin, et « vinrent à Jérusalem, et étant entrés » dans le parvis des nations, qui formait l'enceinte extérieure du « temple, » Jésus vit avec indignation que l'abus qu'il avait déjà réprimé trois ans auparavant s'était renouvelé, que ce parvis tout entier était devenu un marché public, où l'on vendait ouvertement, avec l'autorisation intéressée des princes de la Synagogue, les bœufs, les brebis, les colombes destinées aux sacrifices, où des changeurs procuraient, au moyen d'un agio qu'ils prélevaient, la monnaie nécessaire pour acquitter le tribut que chaque Israélite devait au temple. Le zèle qui dévorait le cœur de Jésus pour la gloire de son Père se souleva d'indignation et de dégoût, à la vue de cette profanation sacrilège, de ce honteux trafic, de ces cris tumultueux qui troublaient le recueillement des adorateurs, et, d'un ton d'autorité qui convenait à celui que le peuple venait de proclamer comme Roi messianique, et auquel personne ne put résister, « il chassa ceux qui achetaient et vendaient dans le temple, renversant les tables des changeurs et les sièges de ceux qui vendaient des colombes. Il ne souffrait pas qtie mil transportât aucun vase par le temple, et il s'écriait » d'une voix puissante, et qui faisait trembler tous les as-
Jam non ampliùs in aeternum ex te fructum quisquam mandueet. — 45. Et cùm introisset in templum, cœpit ejicere vendentes et eraentes in templo : et mensas numulariorum, et cathedras vendentium columbas evertit. — 4 6. Et non sinebat ut quisquam transferret vas per templum.