IV. L'excellence de cette nourriture
\) Dieu a nourri autrefois les Juifs dans le désert par la manne qui tous les jours tombait du ciel ; mais le pain eucharistique, dont la manne était la figure, lui est infiniment supérieur : « Non Moyses dédit vobis panem de cœlo, sed Pater meus dat vobis panem de cœlo verum. »
2) Le pain eucharistique est, dans un sens, plus sublime et plus véritable que la manne, un pain tombé du ciel : « Panis Dei est, qui de cœlo descendit. »
3) La manne ne conservait aux Juifs que la vie corporelle; le pain eucharistique donne à l'âme une vie surnaturelle et divine : « Panis Dei est qui dat vitam mundo. » — « Ego sum panis vitœ. »
4) La manne ne préservait pas les Hébreux de la mort Le pain
eucharistique est un gage de la résurrection future et préserve de la mort éternelle : « Si quis manducaverit ex hoc pane vivet in œternum. »
5) La manne n'était destinée qu'aux Israélites : tous les hommes sont appelés au festin eucharistique, s'ils ne s'en rendent pas volontairement indignes : « Omnc quod dat mihi Pater, admeveniet; et eunv qui venit ad me, non ejiciam foras. »
6) La manne n'était après tout qu'une substance matérielle, formée dans l'air par la toute-puissance divine ; le pain eucharistique contient véritablement le corps et le sang de Notre Seigneur Jésus-Christ : « Ego sum panis vivus, qui de cœlo descendi... Caro mea verè est cibus, etc. »