‹ L'EvangileChapitre 39 sur 108 · PROXIMITÉ DE LA PASSION. JésUS prit · texte numérisé non relu

PROXIMITÉ DE LA PASSION. JésUS prit

avec lui les douze, et ils se mirent en route pour monter à Jérusalem. Jésus les précédait. Quant à eux, ils étaient tout consternés, et c'est avec crainte qu'ils le suivaient.

Les prenant donc encore tous les douze, il se mit à leur dire en particulier ce qui allait lui arriver : « Voici que nous montons à Jérusalem, et tout ce qui a été écrit par les prophètes au sujet du Fils de l'homme sera accompli. Il sera livré aux princes des prêtres, aux scribes et aux anciens, et ils le condamneront à mort. Ensuite ils le livreront aux païens, qui se moqueront de lui, lui cracheront au visage, le flagelleront et le feront mourir sur la croix. Mais le troisième jour, il ressuscitera. » Ils ne comprirent rien à ces choses ; c'était pour eux un mystère impénétrable, et ils n'entendaient rien à ce qui leur était dit.

s. Luc, 18, 31-34.

Tout ce qui a été écrit par les prophètes au sujet du Fils de r homme sera accompli. Après un assez court séjour, Jésus descendit d'Ephrein pour se rendre dans les parages de Jéricho, et monter de là à Jérusalem. Les disciples le suivaient, consternés à la pensée de ce que la haine tramait contre lui.

Loin de les rassurer, le Sauveur renouvela aux apôtres Pannonce qu'il leur avait déjà faite deux fois au sujet de sa passion (81, 90). Il ajouta même des détails plus précis : la condamnation à mort par le sanhédrin, la livraison de la victime aux païens, les moqueries, les crachats, la flagellation,

112 AMBITION DES FILS DE ZÉB ÉDÉE

le supplice de la croix, puis la résurrection le troisième jour.

Les apôtres furent stupéfaits. De pareils événements entraient si peu dans leurs idées que saint Luc, pour marquer leur inintelligence, se sert de trois phrases successives qui disent la même chose. Du reste, les apôtres n'étaient pas seuls à ne pas croire au Messie souffrant. Malgré les prophéties les plus formelles, auxquelles Notre-Seigneur fait allusion dans sa prédiction, les Juifs et leurs docteurs n'y croyaient pas davantage. Il n'en est fait mention dans leurs anciens écrits que postérieurement à la prédication évangélique.

Ce qui paraît plus extraordinaire, c'est que l'annonce de la résurrection, qui aurait dû éclairer et encourager les apôtres, demeure pour eux tout à fait non avenue. La résurrection de Lazare eût dû appeler leur attention sur ce point. Ils n'y prirent point garde.

Page 1