G LE PREMIER COMMANDEMENT
aussi bien ceux qui ont quitté la terre que ceux qui l'habitent encore.
Les âmes survivent donc aux corps. Mais, dans la pensée des Juifs, les deux doctrines de la survivance des âmes et de la résurrection des corps, niées par les sadducéens, étaient intimement liées l'une à l'autre. Ils croyaient avec raison que la personne humaine, une fois entrée dans la vie éternelle, se retrouverait complète un jour par la réunion du corps à l'âme. II Mach., 7, 11 ; 12, 43. En affirmant la vie future de l'âme, le Sauveur affirmait donc la résurrection des corps, et il pouvait dire aux sadducéens incroyants : « Vous êtes gravement dans l'erreur. »
Des docteurs de la loi assistaient à cette discussion. Adversaires des idées sadducéennes, ils jugèrent que Jésus avait répondu comme il le fallait. Quant au peuple, il ne pouvait assez admirer la science et là-propos avec lesquels il traitait les questions captieuses qu'on ne cessait de lui poser.