‹ L'EvangileChapitre 59 sur 108 · LE PREMIER COMMANDEMENT · texte numérisé non relu

LE PREMIER COMMANDEMENT

commandement. Le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements découlent toute la loi et les prophètes, et il n'y a pas de précepte plus grand que ceux-là. »

Le scribe lui dit : « Maître, vous êtes tout à fait dans la vérité en disant qu'il n'y a qu'un Dieu, et qu'il n'y en a point d'autre en dehors de lui ; qu'on doit l'aimer de tout son cœur, de tout son esprit, de toute son âme et de toute sa force, et qu'aimer le prochain comme soi-même vaut mieux que tous les holocaustes et les sacrifices. »

Jésus, voyant qu'il avait répondu avec sagesse, lui dit : « Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. »

Dès lors, personne n'osa plus lui poser de questions.

S. MATTHIEU, 22, 34-40 ; s. marc, 12, 28-34 ; s. luc, 20, 40.

Tu ri es pas loin du royaume de Dieu. Un docteur lui adressa à son tour une question, toujours pour le mettre à l'épreuve. Il demanda quel était le premier et le plus important, parmi tous les commandements et tous les préceptes que renfermait la loi. Le Sauveur cita en première ligne celui qui prescrit ■l'amour de Dieu. Deut., 6, 5. Puis, il en cita un second concernant l'amour du prochain. Lev., 19, 18. Il ajouta que de ces deux préceptes découlent tout le reste de la loi et les prophètes. Tout en eiïet se ramène à ces deux préceptes, et le second est semblable au premier, parce que tous deux commandent l'amour, et que l'amour du prochain a pour cause et pour fin l'amour de Dieu.

Le docteur goûta cette réponse. Il observa même

Page 1