LE CHRIST, FILS DE DAVID
que l'amour du prochain comme soi-même avait plus de valeur aux yeux de Dieu que tous les sacrifices.
C'était là l'esprit de la loi nouvelle (46). Le Sauveur félicita le docteur de la sagesse dont il faisait preuve, en dépit de ses sentiments peu sympathiques pour lui, et il lui dit, comme pour l'inviter à faire le dernier pas vers la vérité : « Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. »
153. le christ, fils de david. — Les pharisiens se trouvant rassemblés, pendant que Jésus enseignait dans le temple, il leur demanda : « Que pensez-vous du Christ ? De qui est-il fils? » — « De David, » lui dirent-ils. Il reprit : « Comment les docteurs disent-ils que le Christ est fils de David? Car David lui-même, sous l'influence de F Esprit-Saint, dans les Psaumes, l'appelle son Seigneur, quand il dit : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, en attendant que je fasse de tes ennemis l'escabeau de tes pieds. David l'appelle donc son Seigneur. Comment dès lors est-il son fils? » Personne ne fut capable de lui répondre un seul mot, et personne n'osait plus l'interroger ; mais une foule très grande F écoutait volontiers.
S. MATTHIEU, 22, 41-46 ; s. marc, 12, 35-37 ; s. luc, 20, 41-44.
Personne > n osait plus l'interroger. Jésus avait répondu de telle manière à tous les interrogateurs que personne ne se hasardait plus à lui poser des questions devant tout le peuple. Il prit alors les devants, et à de nombreux pharisiens qui l'écou-