OFFRANDE DE LA VEUVE
Cette pauvre veuve a mis dans le trésor beaucoup plus que tous les autres. Le Sauveur entra alors dans le parvis des femmes et s'assit près du trésor (86). Il y avait là treize troncs pour recevoir les offrandes destinées aux différents services du temple. On y versait l'argent par des orifices appelés « trompettes », à cause de leur forme. Jésus considérait ceux qui apportaient leurs offrandes, profitant de leur pèlerinage pour s'acquitter de leurs promesses. Beaucoup de riches versaient de grosses sommes ; une pauvre veuve y mit seulement une petite pièce valant un peu plus d'un centime. Le Sauveur fit remarquer cette humble offrande à ses disciples. Les riches donnaient beaucoup, mais de leur superflu ; la pauvre femme donnait 1res peu, mais de son nécessaire. Ce qui fait le prix de l'offrande aux yeux de Dieu, ce n'est pas son importance, mais l'esprit de générosité et de sacrifice qui l'inspire.
Pendant ces derniers jours, le Sauveur se rendait dès le matin dans le temple, et il y enseignait le peuple qui l'attendait pour l'entendre. Le soir, il partait du côté de la montagne des Oliviers et de Bethanie, pour y passer la nuit. La sympathie des foules le protégeait contre les entreprises homicides du sanhédrin; mais, par dessus tout, sa volonlé dominait les hommes et les événements et il ne devait être saisi qu'à l'heure marquée par lui.
Au temple, il se tenait d'ordinaire dans le grand parvis, et parfois pénétrait dans le parvis des femmes, interdit aux étrangers. Comme il n'était pas de race lévitique, il n'entra jamais dans le parvis des prêtres ni dans le sanctuaire proprement dit. La partie la plus sacrée de la maison de son Père lui resta toujours fermée.