SENTENCE DU SANHEDRIN. Sitôt que le
matin fut arrivé, dès la première heure, tous les grands-prêtres, les anciens du peuple et les scribes se réunirent en conseil, au grand complet, afin de livrer Jésus à la mort. Ils le firent comparaître et dirent : « Si tu es le Christ, dis-le-nous. » Il répondit : « Si je vous le dis, vous ne me croirez pas. Si d'autre part je vous interroge, vous ne me répondrez pas et ne me renverrez pas. Le Fils de l'homme ne s'en assiéra pas moins à la droite de la majesté de Dieu. » Ils lui dirent tous : « Tu es donc le Fils de Dieu ?» — « Vous l'avez dit », répondit-il, « je le suis ». Ils dirent alors : « Qu'avons-nous encore besoin de témoignage ? Nous venons de l'entendre nous-mêmes de sa bouche. »
Si tu es le Christ, dis-le nous. Une séance de nuit était illégale et, d'après le droit juif, la sentence portée en pareil cas était dépourvue de toute valeur juridique. Le sanhédrin le savait. Aussi, pour garder dans l'injustice même les apparences de la justice, il se réunit à nouveau de grand matin pour reprendre tout le procès.