LES SAINTES FEMMES
brillant comme T éclair et le vêtement blanc comme la neige ; les gardes ne pouvaient se dispenser de le voir. L'ange venait annoncer la résurrection, comme il avait annoncé l'incarnation et la naissance du Sauveur.
Prenant possession du tombeau en maître que n'arrêtent ni les soldats ni les scellés, il s'approcha de la pierre, la fit rouler de manière à dégager l'entrée, et s'assit au sommet.
L'apparition de l'ange frappa d'épouvante les malheureux gardes. Ils tombèrent à terre comme morts. Quand ils purent revenir à eux, leur premier mouvement fut de s'enfuir au plus vite. L'ange suffisait pour veiller sur le tombeau.
194. ARRIVÉE DES SAINTES FEMMES. Pendant la nuit même du sabbat, de fort bonne heure, alors qu'il faisait encore sombre, et que les premières lueurs du jour commençaient à poindre, Marie-Madeleine et l'autre Marie partirent pour aller voir le sépulcre. Les autres femmes vinrent aussi au tombeau, portant avec elles les aro; mates qu'elles avaient préparés. Elles arrivèrent quand le soleil était déjà levé. Et elles se disaient l'une à l'autre : « Qui donc nous ôtera le pierre de l'entrée du monument ? » Quand elles aperçurent le tombeau, elles virent que la pierre avait été roulée de côté. C'était une pierre énorme.
S. MATTHIEU, 28, 1 \ S. MARC, 16, 1-4 ; S. LUC, 24, 1-2 ; S. JEAN, 20, 1.
Qui donc nous ôtera la pierre ? Les saintes femmes se hâtèrent de partir la nuit même du sabbat, de manière à arriver au sépulcre, non pas en pleines