MARIE-MADELEINE ET LES APOTRES
ténèbres, car alors elles n'auraient rien pu faire, mais dès le commencement du jour. La nuit était d'ailleurs encore éclairée par la lune à peu près pleine. Les dernières d'entre elles venaient d'assez loin pour que le soleil fût déjà levé à leur arrivée.
Elles ignoraient absolument ce qui s'était passé la veille au sépulcre ; elles ne savaient pas que le sanhédrin y avait apposté des soldats, autrement elles n'eussent probablement pas osé venir.
Mais, chemin faisant, une crainte les saisit : comment pourraient-elles pénétrer dans le tombeau, si personne d'assez fort n'était là pour écarter l'énorme pierre qui le fermait ? Souvent, en effet, il fallait un levier pour la faire mouvoir.