INTRODUCTION. XI
tions relatives à des intérêts secondaires, mais de ce qui se rattache aux principes mêmes de la doctrine. L'expérience prouve que lorsqu'un principe nouveau doit recevoir sa solution, il est enseigné spontanément sur différents points à la fois, et d'une manière iden^ tique, sinon pour la forme, du moins pour le fond. Si donc il plaît à un Esprit de formuler un système excen trique, basé sur ses seules idées et en dehors de là vérité, on peut être certain que ce système restera circonscrit, et tombera devant l'unanimité des instructions données partout ailleurs, ainsi qu'on en a déjà eu plusieurs exemples. C'est cette unanimité qui a fait tomber tous les systèmes partiels éclos à l'origine du Spiritisme, alors que chacun expliquait les phénomènes à sa manière, et avant qu'on ne connût les lois qui régissent les rapports du monde visible et du monde invisible.
Telle est la base sur laquelle nous nous appuyons quand nous formulons un principe de la doctrine; ce n'est pas parce qu'il est selon nos idées que nous le donnons comme vrai ; nous ne nous posons nullement en arbitre suprême de la vérité, et nous ne disons à personne : « Croyez telle chose, parce que nous vous le disons,)) Notre opinion n'est à nos propres yeux qu'une opinion personnelle qui peut être juste ou fausse, parce que nous ne sommes pas plus infaillible qu'un autre. Ce n'est pas non plus parce qu'un principe nous est enseigné qu'il est pour nous la vérité, mais parce qu'il a reçu la sanction de la concordance.
Dans notre position, recevant les communications de près de mille centres spirites sérieux, disséminés sur les divers points du globe, nous sommes à même de voir les principes sur lesquels cette concordance s'établit ; c'est cette observation qui nous a guidé jusqu'à ce jour,