X INTRODUCTION
Le premier contrôle est sans contredit celui de la raison, auquel il faut soumettre, sans exception, tout ce qui vient des Esprits; toute théorie en contradiction manifeste avec le bon sens, avec une logique rigoureuse, et avec les données positives que l'on possède, de quelque nom respectable qu'elle soit signée, doit être rejetée. Mais ce contrôle est incomplet dans beaucoup de cas, par suite de l'insuffisance des lumières de certaines personnes, et de la tendance de beaucoup à prendre leur propre jugement pour unique arbitre de la vérité. En pareil cas, que font les hommes qui n'ont pas en eux-mêmes une confiance absolue? Ils prennent l'avis du plus grand nombre, et l'opinion de la majorité est leur guide. Ainsi doit-il en être à l'égard de l'enseignement des Esprits, qui nous en fournissent eux-mêmes les moyens.
La concordance dans l'enseignement des Esprits est donc le meilleur contrôle; mais il faut encore qu'elle ait lieu dans certaines conditions. La moins sûre de toutes, c'est lorsqu'un médium interroge lui-même plusieurs Esprits sur un point douteux ; il est bien évident que, s'il est sous l'empire d'une obsession, ou s'il a affaire à un Esprit trompeur, cet Esprit peut lui dire la même chose sous des noms différents. Il n'y a pas nbn plus une garantie suffisante dans la conformité qu'on peut obtenir par les médiums d'un seul centre, parce qu'ils peuvent subir la même influence, ' f
] La seule garantie sérieuse de renseignement des Esprits W dans la concordance qui existe entre les révélations faites spontanément, par V entremise d'un grand nombre de médiums étrangers les uns aux autres, et dans diverses contrées.
On conçoit qu'il ne s'agit point ici des communicant V M ■ $ .