XIV INTRODUCTION
Il lessort de tout ceci une vérité capitale, c'est que quiconque voudrait se mettre à la traverse du courant d'idées établi et sanctionné pourrait bien causer une petite perturbation locale et momentanée, mais jamais dominer l'ensemble, même dans le présent, et encore moins dans l'avenir.
Il en ressort de plus que les instructions données par les Esprits sur les points de la doctrine non encore élucidés ne sauraient faire loi , tant qu'elles resteront isolées; qu'elles ne doivent, par conséquent, être acceptées que sous toutes réserves et à titre de renseignement.
De là la nécessité d'apporter à leur publication la plus grande prudence; et, dans le cas où l'on croirait devoir les publier, il importe de ne les présenter que comme des opinions individuelles, plus ou moins probables, mais ayant, dans tous les cas, besoin de confirmation. C'est cette confirmation qu'il faut attendre avant de présenter un principe comme vérité absolue, si l'on ne veut être accusé de légèreté ou de crédulité irréfléchie.
Les Esprits supérieurs procèdent dans leurs révélations avec une extrême sagesse; ils n'abordent les grandes questions de la doctrine que graduellement, à mesure que l'intelligence est apte à comprendre des vérités d'un ordre plus élevé, et que les circonstances sont propices pour l'émission d'une idée nouvelle. C'est. pourquoi, dès le commencement, ils n'ont pas tout dit, et n'ont pas encore tout dit aujourd'hui, ne cédant jamais à l'impatience des gens trop pressés qui veulent cueillir les fruits avant leur maturité. Il serait donc superflu de vouloir devancer le temps assigné à chaque chose par la Providence, car alors les Esprits vraiment sérieux refusent positivement leur concours; mais les Esprits lé-