‹ L'Evangile selon le spiritismeChapitre 14 sur 54 · INTRODUCTION. . XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. . XV

gers, se souciant peu de la vérité, répondent à tout; c'est pour cette raison que, sur toutes les questions prématurées, il y a toujours des réponses contradictoires.

Les principes ci-dessus ne sont point le fait d'une théorie personnelle, mais la conséquence forcée des conditions dans lesquelles les Esprits se manifestent. Il est bien évident que, si un Esprit dit une chose d'un côté, tandis que des millions d'Esprits disent le contraire ailleurs, la présomption de vérité ne peut être pour celui qui est seul ou à peu près de son avis; or prétendre avoir seul raison contre tous serait aussi illogique de la part d'un Esprit que de la part des hommes. Les Esprits vraiment sages, s'ils ne se sentent pas suffisamment éclairés sur une question, ne la tranchent jamais d'une manière absolue; ils déclarent ne la traiter qu'à leur point de vue, et conseillent eux-mêmes d'en attendre la confirmation.

Quelque grande, belle et juste que soit une idée, il est impossible qu'elle rallie, dès le début, toutes les opinions. Les conflits qui en résultent sont la conséquence inévitable du mouvement qui s'opère; ils sont même nécessaires, pour mieux faire ressortir la vérité, et il est utile qu'ils aient lieu au commencement pour que les idées fausses soient plus promptement usées. Les spirites qui en concevraient quelques craintes doivent donc être parfaitement rassurés. Toutes les prétentions isolées tomberont, par la force des choses, devant le grand et puissant critérium du contrôle universel.

Ce n'est pas à l'opinion d'un homme quon se ralliera, c'est à la voix unanime des Esprits; ce n'est pas un homme, pas plus nous qu'un autre, qui fondera l'orthodoxie spirite; ce n'est pas non plus un Esprit venant s'imposer à qui que ce soit : c'est l'universalité des Es-

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