XVIII INTRODUCTION
culier, et adoptèrent certaines réformes; ils n'admettaient que le Pentateuque contenant la loi de Moïse, et rejetaient tous les livres qui y furent annexés depuis. Leurs livres sacrés étaient écrits en caractères hébreux de la plus haute antiquité. Aux yeux des Juifs orthodoxes ils étaient hérétiques, et, par cela même, méprisés, anathématisés et persécutés. L'antagonisme des deux nations avait donc pour unique principe la divergence des opinions religieuses, quoique leurs croyances eussent la même origine ; c'étaient les Protestants de ce temps-là.
On trouve encore aujourd'hui des Samaritains dans quelques contrées du Levant, particulièrement à Naplouse et à Jaffa. Ils observent la loi de Moïse avec plus de rigueur que les autres Juifs, et ne contractent d'alliance qu'entre eux.
Nazaréens, nom donné, dans l'ancienne loi, aux Juifs qui faisaient vœu, soit pour la vie, soit pour un temps, de conserver une pureté parfaite; ils s'engageaient à la chasteté, à l'abstinence des liqueurs et à la conservation de leur chevelure. Samson, Samuel et Jean-Baptiste étaient Nazaréens.
Plus tard les Juifs donnèrent ce nom aux premiers chrétiens, par allusion à Jésus de Nazareth.
Ce fut aussi le nom d'une secte hérétique des premiers siècles de l'ère chrétienne, qui, de même que les Ébionites, dont elle adoptait certains principes, mêlait les pratiques du Mosaïsme aux dogmes chrétiens. Cette secte disparut au quatrième siècle.
Publicains. On appelait ainsi, dans l'ancienne Rome, les chevaliers fermiers des taxes publiaues, chargés du