‹ L'Evangile selon le spiritismeChapitre 21 sur 54 · INTRODUCTION. XXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXIII

tienne, n'admettant ni la tradition, ni aucune interprétation ; ils plaçaient les bonnes œuvres et l'exécution pure et simple de la loi au-dessus des pratiques extérieures du culte. C'étaient, comme on le voit, les matérialistes, les déistes et les sensualistes de l'époque. Cette secte était peu nombreuse, mais elle comptait des personnages importants, et devint un parti politique constamment opposé aux Pharisiens.

Esséniens ou Esséens, secte juive fondée vers l'an 450 avant Jésus-Christ, au temps des Machabées, et dont les membres, qui habitaient des espèces de monastères, formaient entre eux une sorte d'association morale et religieuse. Ils se distinguaient par des mœurs douces et des vertus austères, enseignaient l'amour de Dieu et du prochain, l'immortalité de l'âme, et croyaient a la résurrection. Ils vivaient dans le célibat, condamnaient la servitude et la guerre, mettaient leurs biens en commun, et se livraient à l'agriculture. Opposés aux Saducéens sensuels qui niaient l'immortalité, aux Pharisiens rigides pour les pratiques extérieures, et chez lesquels la vertu n'était qu'apparente, ils ne prirent aucune part aux querelles qui divisèrent ces deux sectes. Leur genre de vie se rapprochait de celui des premiers chrétiens, et les principes de morale qu'ils professaient ont fait penser à quelques personnes que Jésus fit partie de cette secte avant le commencement de sa mission publique. Ce qui est certain, c'est qu'il a dû la connaître, mais rien ne prouve qu'il y fût affilié, et tout ce qu'on a écrit à ce sujet est hypothétique1.

le La Mort de Jésus, soi-disant écrite par un frère essénien, est un livre complètement apocryphe, écrit en vue de servir une opî-

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