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sance qu'ils conservèrent jusqu'à la ruine de Jérusalem, Tan 70 de l'ère chrétienne, époque à laquelle leur nom disparut à la suite de la dispersion des Juifs.
Les Pharisiens prenaient une part active dans les controverses religieuses. Serviles observateurs des pratiques extérieures du culte et des cérémonies, pleins d'un zèle ardent de prosélytisme, ennemis des novateurs, ils affectaient une grande sévérité de principes; mais, sous les apparences d'une dévotion méticuleuse, ils cachaient des mœurs dissolues, beaucoup d'orgueil, et par-dessus tout un amour excessif de domination. La religion était pour eux plutôt un moyen d'arriver que l'objet d'une foi sincère. Ils n'avaient que les dehors et l'ostentation de la vertu; mais par là ils exerçaient une grande influence sur le peuple, aux yeux duquel ils passaient pour de saints personnages; c'est pourquoi ils étaient très puissants à Jérusalem.
Ils croyaient, ou du moins faisaient profession de croire à la Providence, à l'immortalité de Pâme, à l'éternité des peines et à la résurrection des morts. (Ch. iv, n° 4.) Jésus, qui prisait avant tout la sinïplicité et les qualités du cœur, qui préférait dans la loi l'esprit qui vivifie à la lettre qui tue, s'attacha, durant toute sa mission, à démasquer leur hypocrisie, et s'en fit par conséquent des ennemis acharnés; c'est pourquoi ils se liguèrent avec les princes des prêtres pour ameuter le peuple contre lui et le faire périr.
Scribes, nom donné dans le principe aux secrétaires des rois de Juda, et à certains intendants des armées juives; plus tard cette désignation fut appliquée spécialement aux docteurs qui enseignaient la loi de Moïse et l'interprétaient au peuple. Ils faisaient cause corn-
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mime avec les Pharisiens, dont ils partageaient les prin cipes et l'antipathie contre les novateurs; c'est pourquoi Jésus les confond dans la même réprobation.
Synagogue (du grec Sunagoguê, assemblée, congrégation). 11 n'y avait en Judée qu'un seul temple, celui de Salomon, à Jérusalem, où se célébraient les grandes cérémonies du culte. Les Juifs s'y rendaient tous les ans en pèlerinage pour les principales fêtes, telles que celles de la Pâque, de la Dédicace et des Tabernacles. C'est dans ces occasions que Jésus y fit plusieurs voyages. Les autres villes n'avaient point de temples, mais des synagogues, édifices où les Juifs se rassemblaient aux jours de sabbat pour faire des. prières publiques, sous la direction des Anciens, des scribes ou docteurs de la loi ; on y faisait aussi des lectures tirées des livres sacrés que l'on expliquait et commentait; chacun pouvait y prendre part; c'est pourquoi Jésus, sans être prêtre, enseignait dans les synagogues les jours de sabbat.
Depuis la ruine de Jérusalem et la dispersion des Juifs, les synagogues, dans les villes qu'ils habitent, leur servent de temples pour la célébration du culte.
Saducéens, secte juive qui se forma vers l'an 248 avant Jésus-Christ : ainsi nommée de Sadoc , son fondateur. Les Sadi^céens ne croyaient ni à l'immortalité de l'âme, ni à la résurrection, ni aux bons et| mauvais anges. Cependant ils croyaient à Dieu, mais' n'attendant rien après la mort, ils ne le servaient qu'en vue de récompenses temporelles, ce à quoi, selon eux, se bornait sa providence ; aussi la satisfaction des sens était-elle à leurs yeux le but essentiel de la vie. Quant aux Écritures, ils s'en tenaient au texte de la loi an-