‹ L'évangile selon LucChapitre 77 sur 80 · XCIV. La grande apparition du Ressuscité · texte numérisé non relu

XCIV. La grande apparition du Ressuscité

« Or, pendant qu'ils disaient cela, il se présenta » — subitement — « au milieu d'eux », — de tout le groupe réuni. Entre cette apparition etja précédente la liaison est artificielle et mécanique, et le cadre de l'auteur commence à devenir trop étroit pour tous les miracles qu'il y entasse. En pressant les termes, on pourrait croire que les deux disciples n'ont pas fini de raconter leur aventure quand Jésus paraît (le premier aÙTwv de 36, semblant viser les aùroi de 35, qui sont les disciples d'Emmaûs) ; mais d'après la fin de la phrase (le second aÛTwv étant la totalité des disciples), il semblerait que tout le monde parle et qu'on fait échange de communications et de réflexions. La nuit tombait quand les disciples sont arrivés à Emmaûs ; il est tard maintenant et voici une nouvelle apparition, qui sera longue, et qui se terminera par une promenade au mont des Oliviers, où aura lieu l'ascension. Tout cet assemblage n'est que pour la perspective. L'apparition générale ne suppose pas l'apparition aux deux disciples, qui, d'autre part, ne semblerait pas avoir été conçue pour la préparer. C'est que l'auteur l'amène à Jérusalem et au jour de la l'ésurrection les faits significatifs et les enseignements concernant le Ressuscité.

La mise en scène de la grande apparition, il convient de le noter, estia même que dans le quatrième évangile, et il y a même accord

3® et il leur dit : « Qu'avez-vous à être troublés,

et pourquoi des doutes s'élèvent-ils dans vos cœurs ? ®^ Voyez mes mains et mes pieds :

c'est bien moi.

Touchez-moi et voyez :

un esprit n'a pas chair et os

comme vous vérifiez que j'en ai, »

*" Et ce disant, il leur montrait ses pieds et ses mains.

verbal (e<îT7i Iv [xécu) «ùtûv répond à Jn. xx, 19, ïcsx'(\ sU tô (^écrov). — « Et .11 leur dit : « Paix à vous ». — Ici la correspondance est textuelle avec Jean, et comme ces mots manquent dans quelques' témoins (D, mss. la t.), on croit volontiers à une interpolation. Cependant l'omission paraît laisser un vide dans le récit ; autrement, l'on dirait que Jésus attend d'avoir fait peur à ses disciples pour leur adresser la parole. La conformité avec Jean n'a rien qui doive surprendre, puisque notre évangéiiste paraît avoir connu le quatrième évangile et qu'ill'exploite dans ces récits ; l'omission dans un si petit nombre de témoins pourrait provenir d'un accident de transcription. Bien moins recommandées sont les paroles : « c'est moi, ne craignez pas », empruntées à un autre endroit de Jean (vi, 20), que des témoins secondaires ajoutent ' au texte commun.

« Mais, frappés de stupeur ». — Ici variantes (ADL, 7i:T07\âÉvTeç ; B, ôpoYiôsvTsç ; S, cpo^ïiOév-rsç). — « Et saisis de crainte, ils pensaient voir un esprit», — l'ombre d'un mort, un fantôme (D, Marcion ont (p(xvTa(r[i.a au lieu de TcveUfia). — « Et il leur dit », — pour dissiper celte crainte :

— « Qu'avez-vous à être troublés, et pourquoi des réflexions », — des doutes sur la réalité de ce qu'ils ont sous les yeux, de celui qui leur parle, — « montent-elles dans votre cœur? » — Un style plus sobre conviendrait k la circonstance ; mais noti'e auteur a de la rhétorique.

— «Voyez mes mains et mes pieds : c'est moi-même». — Afin de prouver son identité, Jésus montre ses mains et ses pieds, où se trouve encore la marque des clous qui ont servi à le crucifier. Des cordes auraient pu laisser leurs marques; mais Jean (xx, 20, 26, 27), avec lequel notre récit continue d'être dans la plus étroite affinité, veut des clous pour les mains, et notre évangéiiste a dû songer aussi à des clous pour les pieds. Ces hagiographes trouvent tout naturel que Jésus ressuscite avec des blessures à peine cicatrisées, comme si la résurrection n'avait fait que ranimer le cadavrOi — «Touchez-moi et voyez ».

— Ceci est pour montrer, non plus l'identité, mais, si on l'ose dire, la substantialité du ressuscité, et c'est encore un trait commun avec

886 fcùti, xxivf 4H2

*^ Mais, comme ils étaient encore incrédules par joie

et émerveillés, il leur dit :

« Avez-vous ici quelque chose à manger ?» *2 Et ils lui présentèrent un morceau de poisson rôti;

Jean (xx, 27). Que les disciples touchent et en touchant se convainquent de n'avoir pas affaire à un fantôme, — « parce qu'un esprit », — l'ombre d'un mort, — «n'a ni chair ni os comme vous voyez que j'en ai ». — On connaît la citation d'Ignace [Smyrn. m, i), apparentée à notre texte, mais qui vient d'ailleurs (Ev. des Hébreux, d'après Jérôme, De viris, 16 ; mais Origène, De princ. prœm. 8, a trouvé aussi dans le Kérygme de Pierre : « Je ne suis pas un esprit sans corps »),. C'est merveille que lé corps de Jésus soit si. consistant, puisqu'il pénètre dans les demeures à travers murs et portes, — « Et ce disant, il leur montra ses mains et ses pieds ». — C'est Jean (xx, 26) : « Et ce disant, il leur montra ses mains et son côté ». — Ce trait manque dans les mêmes témoins (et aussi dans Ss. Se.) que plus haut : « Et il leur dit : « Paix à vous ». L'indication peut sembler superflue après: «Touchez moi et voyez». Et l'on admet volontiers l'interpolation, quoique, sans cette notice, la suite : « Mais, comme ils ne croyaient pas encore», soit moinsbien amenée. L'étroite ressemblance avec Jean n'est pas un argument décisif contre l'authenticité, vu que cette ressemblance existe aussi pour le contexte.

Notre auteur pousse la démonstration plus loin que les autres évangélistes, même que le quatrième : pour prouver la.i'éalité corporelle de Jésus ressuscité, il va le faire manger. — « Mais, comme ils étaient encore incrédules par joie».— La trouvaille est peut-être moins heureuse qu'elle semble à plusieurs ; car ce n'est pas la joie des disciples qui les rend inci'édules, mais ils ne croient pas à leur propre joie, au bonheur de revoir Jésus vivant. Chez Jean (xx, 20), api'ès : « Et ce disant, il leur montra ses mains et son côté », on lit : « Les disciples se réjouirent donc envoyant le Seigneur». Ne diraiton pas que notre auteur a combiné cette joie avec l'incrédulité dont il a besoin pour le crescendo de sa démonstration? — « Et qu'ils s'étonnaient ». — C'est aussi bien cetébaliissement qui est censé faire obstacle à la simple foi. — « Il leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger? » — Naïve habileté du narrateur. Le Christ immortel ne saurait avoir faim de ce que mangent les disciples. Il mange uniquement pour montrer qu'il a un corps, mais il mange réellement (cependant cf. ToB. XII, 19, le cas de l'ange qui avait l'air de manger avec ïobie, et qui pourtant ne mangeait pas). — • «Et ils lui présentèrent

• ttc, xïiv, 43 587'

^^ et l'ayant pris, devant eux il le mangea,

un morceau de poisson rôti ». — Beaucoup de témoins, mais non les plus anciens, ajoutent: «et un rayon de miel» (cf. Justin (?), i)e resnrr. fr. 9). Addition symbolique; dès le temps de TerluUien [De cor. 3 ; Marc I, i4), on présentait du miel au nouveau baptisé, ressuscité dans le Christ à une vie nouvelle; le symbolisme du poisson est connu d'ailleurs ; et l'association du miel au ' poisson peut s'expliquer par là. — « Et l'ayant pris, il le mangea devant eux ». ^- Un certain nombre de témoins ajoutent encore : « et il donna les restes aux 'disciples », ce qui paraît imité de Jean (xxi, i3), où l'on voit le Christ ressuscité distribuer à ses disciples le pain et le poisson. Il est à remarquer d'ailleurs que Jean (xxi, 5) fait poser la question : « Avez-voUs quelque chose à manger ? », par rapport aux disciples, près du lac de Tiberiade, avant la pêche miraculeuse ; lorsque les disciples arrivent à terre, ils trouvent un. brasier tout allumé, avec un poisson qui rôtit, et du pain pour le repas ; Jésus luimême les invite à manger et leur distribue lé pain et le poisson. Bien qu'on ait pu manger du poisson rôti à Jérusalem, il est encore plus naturel d'en trouver près de la mer de Galilée ;.et comme notre auteur a ramassé tant de choses dans cette sqirée de la résurrection, il serait fort capable d'avoir transporté le poisson du lac dans son tableau des apparitions hiérosoly mitaines. S'il ne parle pas de pain, ce doit être parce que les disciples d'Emmaiis ont déjà reconnu Jésus à la fraction du pain. Le poisson a le même sens mystique par rapport à la cène. Il n'est pas dit chez Jean que le Christ ait pris quelque chose des éléments qu'il offrait aux disciples; notre auteur, qui n'a pas fait manger le Christ à Emmaûs, le fait manger ici pour accentuer la preuve de la résurrection. (sur la portée de ce ti-ait, voir siipr., p. 62).

Ce qui suit est conçu d'après une autre préoccupation et ne' se rattache que dans une vague perspective aux circonstances de la grande apparition. Les mêmes instructions, couronnées par l'ascension, se retrouveront au commencement des Actes dans la perspective des quarante jours ; l'auteur n'a sûrement pas Voulu signifier ici qu'elles avaient été données à minuit, dix-huit heures après la résurrection, et une demi-heure avant l'ascension ; on doit dire plutôt qu'après la grande apparition il laisse flotter-le cadre qu'il précisera au commencement des Actes, le point de départ de ce livre étant précisément la résurrection,

Jésus recommence, pour tous les disciples, la démonstration exégéti(jue par lui développée sur le cheoiin d'Emmaiis. — « Et il leur,

** Et il leur dit : « Ce sont là les choses que je vous ai dites étant encore avec vous : que devait s'accomplir tout ce qui est écrit dans laLoi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes, à mon sujet.

dit: « Ce sont mes paroles que je vous disais étant encore avec vous». — Exorde qui n'est pas sans gaucherie. Entendons que les laits dont les disciples viennent d'être témoins, la passion de Jésus et sa résurrection, sont l'accomplissement de ce que lui-même leur avait annoncé quand il leur disait que le Fils de l'homme devait, d'après les Ecritures, être mis à mort et ressusciter ensuite. La formule : « étant encoi'e avec vous » (cf. Jn. xiv, 25), sonne faux ; elle dénonce le rédacteur qui parle, par la bouche du Christ, aux chrétiens de son temps. Dans les prédictions de la passion qu'ils ont attribuées au Christ, les évangélistes n'ont pas insisté sur le détail des prophéties anciennes qui y étaient visées ; et ce sont, assurément les premiers prédicateurs chrétiens qui ont relevé et coordonné ces prophéties sur lesquelles a été ultérieurement construite la légende évangélique. — « Que devait s'accomplir tout ce qui a été écrit dans la Loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes, à mon sujet ». — Les Prophètes représentent ici la seconde partie du canon hébreu (Jos. Jug. Sam. Rois, avec Is. Jér. Ez. et les douze petits prophètes) ; les Psaumes semblent cités pour eux-mêmes, comme contenant beaucoup de prophéties messianiques, plutôt que comme figurant, dans une de ses parties les plus importantes, la troisième section du canon. Il n'est pas probable d'ailleurs que l'auteur s'enferme rigoureusement dans les classifications de la Bible hébraïque : il compte ici Moïse comme prophète à part de la collection générale; il ne s'intéresse pas aux livres historiques qui constituent dans la tradition rabbinique le recueil des premiers prophètes; les Psaumes sont signalés à part, mais David aussi est prophète, et Daniel, qui, dans le canon hébreu, appartient à la série des hagiographes, aura été compté parmi les prophètes, comme il l'est dans les Septante.

« Alors », — les initiant dans le détail à cet accomplissement des prophéties, — « il leur ouvrit l'intelligence pour comprendre les Ecritures », — en leur donnant les explications détaillées dont ce qu'on va lui faire dire n'est encore qu'un résumé. La leçon donnée aux disciples d'Emmaûs, dont les yeux, à la fin, se dessillent pour reconnaître Jésus (3i), figure en quelque façon « l'ouverture » que le Christ réalise dans l'esprit des disciples ; leur intelligence s'ouvre à la véritable connaissance des prophéties, dont aupa-

*^ Alors illeur ouvrit l'esprit pour I4atelligen.ce des Ecritures, ^* et il leur dit :

« Ainsi était-il écrit que souffrirait le Christ

et qu'il ressusciterait d'entre les morts le troisième jour, *' et que l'on prêchera en son nom pénitence

pour rémission de péchés à toutes les nations,

en commençant par Jérusalem.

ravant ils n'entendaient pas le sens tout en en écoutant la lettre (contrepartie de xviii, 34), comme les yeux des disciples d'Emmaûs se sont ouverts au dernier moment pour reconnaître Jésus qu'ils voyaient auparavant en inconnu. — « Et il leur dit », — réalisant à mesure cet éclaircissement : — « Ainsi était-il écrit que le Christ devait souffrir », — endurer supplice mortel, — « et ressusciter des morts le troisième jour », — choses maintenant accomplies, — « et que l'on prêchera en son nom pénitence pour rémission de péchés à toutes les nations » , — C'est ce qui reste à faiz'e par les, disci|)les eux «mêmes, et c'est le thème du livre des Actes (i, 8). Programme qui eât aussi en rapport étroit avec celui qui, dans Matthieu (xxvii, 19, selon la leçon d'Eusèbe)est assigné aux apôti'es, mais avec moins d'énergie dans l'expression ; très délibérément notre évangéliste adopte une formule qui conviendrait à une prédication purement eschatologique et juive, façon Jean-Baptiste et Evangile primi • tif,de la nouvelle religion. Les disciples sont donc censés comprendre maintenant qu'ils sont commissionnés pour réaliser l'accomplissement du dessein providentiel qui a été manifesté dans les Ecritures, pour porter l'Evangileà tous les peuples, au nom de Jésus, à sa place, en continuation de son ministère (cf. Hkbk. ii, 3-4). — « Commençant par Jérusalem ». — Entendons que, l'Evangile ayant été prêché à Jérusalem, c'est de là qu'on partira pour évangéliser les nations (cf. AcT. I, 8). La construction grammaticale est irrégulière (àp^âjxevoi k-Ko 'lepouaxX'fiii, dépendant de outco; ysypaurac), el l'on ne gagnerait pas beaucoup à faire au second membre de phrase (xal x'fipu;(OTivai xtX.) une sorte de phrase indépendante où serait contenu l'ordre de prêcher (Weklhausen, i4i). Au surplus, notre auteur paraît éviter de faire donner cet ordre (cf. Acr, i, 8 : « vous serez mes témoins », etc.), auquel répondrait trop mal l'exécution. Encore moins convient-il de rattacher ; « Commençant par Jérusalem », à ce qui suit : « Vous êtes » — ou « vous serez » — « témoins de ces choses ». La même idée reviendra en meilleure forme, au commencement des Actes

B90 ttjti, XXIV, 4849

*.* C'est vous qui êtes les témoins de cela.

*» Et moi je vais envoyer sur vous ce qu'à promis monPère "

mais vous, restez en la ville

jusqu'à ce que d'en haut vous soyez investis de force. »

(loc. cit.), et c'est d'après cet autre passage qu'il convient d'interpréter le nôtre.

« C'est vous qui êtes témoins de ces choses », ^— des fait accomplis, c'est-à-dire la mort et la résurrection de Jésus. Car, en dépit du contexte, il ne s'agit pas précisément delà preuve biblique appliquée au double objet dont il.vient d'être parlé ; cette preuve est subordonnée au témoignage concernant les faits ; et c'est d'ailleurs une idée familière à notre auteur, que les disciples immédiats de Jésus sont devant le monde les témoins de sa passion et de sa résurection (cf. Act. i, 8, 22 ; 11,32 ; m, i5 ; v, 32 ; x, Sg, 4i; xni, 3i). 11 y a simplement à dire que l'idée du témoignage apostolique se trouve ici mal ajustée à celle du témoignage biblique et de l'accomplissement des prophéties dans le Christ.

«Et quant à moi, je vais envoyer sur vous ce qu'a promis mon Père », — c'est-à-dire l'effusion de l'Esprit saint annoncée par Joël (m, 1-5), qui sera cité dans les Actes (ih, i-S). Il estévident que notre rédacteur a déjà en tête son récit de la pentecôte. Le ms. D (aussi lat. e ) lit : « ma promesse ». Leçon douteuse ; car il s'agit plutôt de l'Esprit promis dans l'Ecriture, non de l'Esprit que Jésus promet en ce moment aux disciples(cf. Act.i, 4)- Mais peut-être l'évangéliste avaitil écrit simplement : « la promesse », terme aussi clair que « la promesse du Père », et suffisamment déterminé quant à son objet par ce qui vaêtre dit de «la vertu d'en haut », — « Mais vous, restez dans la ville, en attendant que vous soyez investis de la force d'en haut». — Notre auteur ne veut pas décidément qu'il y ait d'apparitions en Galilée ; les disciples n'auront pas quitté Jérusalem depuis le jour de la passion jusqu'à celui de la pentecôte.. Jean (xx, 21-23) va plus loin encoi'e, faisant donner aux apôtres mission et Esprit saint le soir môme de la résurrection . Notre auteur, trop bien informé par l'histoire de Luc, maintient une sorte de stage par lequel aurait passé la vocation des apôtres avant que ceux-ci aient commencé à prêcher ; mais la forme de ce stage n'est pas conçue moins systématiquement , que sa conclusion et sa durée.

« Or il les emmena jusque vers Béthanie ». — C'est le lieu de l'ascension dans les Actes ; mais les Actes rattachent l'ascension au discours qui précède, et c'est seulement après coup que le mont des

Ltcj XXIV, H0-8i SOI

^^ Or îl les emmena jusque vers Béthanie, ^

puis, levant les mains, il les bénit, ^1 et, tout en Içs bénissant, il s'éloigna d'eux, et il était emporté au ciel. ' -

Oliviers est désigné comme l'endroit d'où les disciples reviennent (AcT. I, la). Dans les Actes,, on pourrait croire que le discours a été prononcé sur le mont des Oliviers ; ici on ne voit pas pourquoi Jésus conduit ses disciples hors de la ville pour les quitter aussitôt. C'est que l'auteur disposé librement de ses matériaux et qu'il se soucie encore moins de ne pas se contredire que de ne pas se répéter. Du reste, il se garde bien de dire expressément que Jésus a quitté Jérusalem la nuit d'après sa résurrection, comme on pourrait le croire en serrant de trop près son récit. Ce qu'il va dire se passe on ne sait pas quand; et le commencement des Actes (i, 3) marquera la date, aussi tictive que la chose .

«Et levant les mains, il les bénit », — Façon de prendre congé qui convient au Christ glorieux : les Actes, qui décrivent seulement le phénomène de l'ascension, et où le discours tient lieu de congé, n'ont pas ce trait. — « Et advint que, les bénissant, il s'éloigna d'eux ». — ^ C'est tout ce qu'onlit dans un certain nombre d'anciens témoins (SD, mss. lat. Ss.). Le plus grand nombire ajoute; « etil fut emportéauciel ».

« Et eux, l'ayant adoré, retournèrent à Jérusalem en grande joie». — Les témoins qui ne font pas mention expresse de l'ascension n'ont pas non plus (sauf S) : « l'ayant adoré ». L'hypothèse d'une interpolation dans les deux passages pour le plus grand nombre des témoins peut se j ustifier par le désir de conformer le récit évangéliqùe à celui des Aictes et de l'étoffer quelque peu (xpocrxuv7)ffavTeç aûxov ayant pu êti-e suggéré parMT. XXVIII, 17); et l'on peut dire aussi que l'évangéliste avait fait son récit très sobre, parce qu'il se proposait de le reprendre au commencement des Actes. Mais l'omission dans un petit nombre de témoins ne s'expliquerait pas moins facilement ; car on a pu identifier l'apparition aux disciples avec celle qui, chez Jean (xx, ig-aS), a lieu le soir de la résurrection, trouver l'évangile en contradiction avec les Actes, qui mettent l'ascension au bout de quarante jours, et supposer que le Christ, en l'occasion ici marquée, avait dû prendre seulement congé des siens pour un temps, et non pas remonter définitivement au ciel; la formule : « il s'éloigna d'eux », serait bien insuffisante pour désigner l'ascension, et ce qui est dit de celle-ci dans le texte ordinaire n'est point calqué sur le récit des Actes ; les variantes du récit ont pu être aussi bien voulues par le rédacteur pour éviter les répé-

'2 Et eux, l'ayant adoré, s'en retournèrent à Jérusalem en grande joie ; et ils étaient constamment dans le temple, [louant el] bénissant Dieu.

titions littérales. Ainsi le trait de la « grande joie» n'est pas non plus dans les Actes. Il semble que le rythme de cette finale est phis satisfaisant dans le texte le plus complet.

« Et ils étaient constamment dans le temple, bénissant Dieu ». — Quelques témoins ont « louant » (alvoïv-csç, D, mss. lat.) au lieu, de « bénissant » (eùXo7ouvTeç, SBCL, Ss. ); le texte. ordinaire : « louant et bénissant Dieu », a probablement recueilli les deux leçons. Les Actes insisteront sur ce dernier trait, qui appartient à l'histoire de la première communauté. On dirait que l'écrivain laisse le lecteur en suspens, comme Jésus laisse les disciples dans l'attente de l'Esprit : c'est que le fil de l'histoire sera repris dans un autre livre, où l'on racontera ce qu'a fait l'Esprit dans l'Eglise apostolique. Et selon toute vraisemblance le même auteur qui a recouvert de fictions l'œuvre de Luc dans le second livre à Théophile, a surchargé aussi et retondu cette œuvre en son prepaier livre, non seulement pour le récit de la passion et de la résurrection, mais pour la totalité. Du moins paraît-il évident que les récits passablement incohérents delà résurrection contiennent la légende ou plutôt le système mythique où sont représentées, au commencement des Actes, lesdébutsdela prédication apostolique.

INDEX ALPHABETIQUE

Actes des apôtres, 5, 6,-44» 46-4?> ^92. Ambroise, 70.

Andersen, 5o8.

Anges. — Voir Gabriel. — Les anges et les bergers de Bethléem, ii5-i 17.

— Les anges et le Fils de Dieu, i5i.

— Associés à la gloire du Père et à celle du Christ, ajo. — Nommés à la place de Dieu, 342, Sgb. — Portent Lazare au sein d'Abraliam, 416. — L'ange qui assiste le Christ en son agonie, 5a6-528. — Deux anges au tombeau du Ressuscité, 568-569, 577-578. .

Anna, prophétesse, 124-126.

Annas (Hanan), grand-prêtre, i35.

Apôtres. Les Douze, élus et dénommés par Jésus, 192-193. — Liste des Douze, 194195. — Leur mission, 260-261. — Leurs trônes dans le royaume' de Dieu, 5i7-5i8. — Mention des apôtres, 236, 263, 264, 336, 423, 5o5, 570. — Les Douze au dernier repas de Jésus, 5o6-5o8. — Témoins du Christ ressuscité, 584-592.

Augustin, 12, 91.

Baptême d'eau, d'esprit, de feu, ,i4oi4i. — Baptême de Jésus, 142-143.

— Baptême du Christ dans la mort, 356. — Baptême de Jean, 226, 474-

Barabbas, 549-55i.

Baur, 19,

Bède, 70.

Beelzeboul, 821. Voir Possession,

Satan.

Bélhanie, 467, 691 .

Bethléem, 112, 117. — La grotte de

Bethléem et le culte d'Adonis, 117.

Bethsaïde, 264, 297.

Blass (F.), 69-70.

Bonwetsch, 91.

Bousset, 19-22, 571.

Bultmann, 22-23.

Burkilt, 418,

Cadbury, 63, 72, Caïphe, i35.

Gajétan,70l

A. LoiBY. — L'Évangile selon Luc.

Calvaire, 355.

Canon de Muratori, 11.

Capharnaum, 160, 164, 21*7.

Cène eucharistique. — Son institu* tion, 5o8-5i3. — Figurée dans la multiplication des pains, 266. — La fraction du pain à Ëmmaûs,58o-58i.

Charles, 65. 362, 416.

Chorazin, 267.

Ghouza, 238.

Chronologie évangélique. — L'an i5* de Tibère, i32-i33. — Indications relatives à l'âge de Jésus, 77, iio, 144 • — Les jours de la passion et de la résurrection, 5o3-5o4t 565- 566, 571.

Cladder, 64.

Colombe (Esprit), 143.

Commandement (le grand), 3o3-3o6,

Commission pontificale des études bibliques, 12.

Couchoud (F.-L.), 65.

Credner, i5.

Cyrille d'Alexandrie, 70.

Dalman, 342.

Delafosse(H.), 7.

Démons. Voir Possession,

Diable, tentateur du Christ, i47-i52.

— Voir Satan.

Dibelius (A.), 20.

Dibelius (M.), 23.

Dictons et proverbes appliqués aux thèmes de l'Evangile, i6o, 161, i83, l84, 185, 187, 211, ai5, 244, 245 (!i65), 283 et 324 (deux proverbes évangéliques employés par César et cités par Cicéron), 288, 289, 290, 293, 328, 373,381 (444), 410, 435.

Dioscorides, 71.

Discours évangéliques. — Discours des béatitudes (morale de TEvan-

file), 196-214. — Déclarations, de ésus touchant Jean-Baptiste, 222- 228. — Discours de mission apostolique, 260-261, 293-302. — Discours sur les exorcismes, 322-325. — Discours contre les pharisiens, 33o- 338, 489. — Sur le courage dans la confession de la foi, 34o-344. —

TABLE ALPHABÉTIQUE

Contre le souci des choses- terrestres et sur la vigilance en vue du jugement, 344-35ç). — Sur les élus et les réprouves, SGg-SjS. — Sur le renoncement, 388-892. — Sur' le scandale, le pardon, la foi, l'humilité dans le service de Dieu, 422-425. — Sur la lin du monde, 428-436, 491-502.

Divorce, 4i3.

Eichhorn, i3.

Elle et Jean-Baptiste, 81, 2j6. — Elle attendu, 262, 267. — Témoin de la transfiguration, 2j3. — Mention d'Elie, 162,286.

Elisée, i63.

Elisabeth, 77-78, 90-91. — Eli.sabeth et Marie, 92-95. — Le cantique d'Elisabeth, 95-101. — Elisabeth et le nom de Jean, 101-102.

Emmaiis, 573-074. — Les deux disciples, 573, 575-576.

Enfants, 28 1, 444-445.

Esprit. — Son rôle dans la conception de Jésus, 89-90 ; -— dans son baptême, 142-143. — Conduit Jésus au désert, 147. — Vertu del'Esprit agit en Jésus et par lui, i53. — Vertu de guérison, 178,196. — Inspiration, pour cantique, d'Elisabeth, 93 ; Zacharie, 104 ; Siméon, 121 ; Jésus, 3oi, — Le blasphème contre l'Esprit, 342. — La prière pour l'Esprit, 3i5-3i6, 820. — L'Esprit et le témoignage de la foi, 343,

— L'Esprit promis par le Ressuscité aux apôtres, 590. — Esprits impurs. Voir Possessions.

Eusèbe de Gésaréé, 70.

Euthymius Zigabenus, 70.

Feine (P.), 17.

Femmes qui suivaient Jésus, 286a38. — Les femmes au Calvaire,, 563 ; — au tombeau du Ressuscité, 566-570, 577-578.

Fiebig, .214.

Fillion, 70.

Foi. — Obtient les miracles, 180, ai8, 257, 428-424, 453. — Déclin de la foi à la fin des temps, 44"- — La foi de Pierre, qui ne faillira pas, 820-521, Frères de Jésus, 246-247.

Gabriel. — L'ange et Zacharie, 79-88.

— L'ange et Marie, 85-92.

Gentils. — Leur salut annoncé, 872- .

878; ligure. Voir Symbolisme.

Gercke, 44- Gieseler, 14.

Godet, 70.

.Goguel (M.), 22, 48.

Gressmann, 85, 289, 4i4-

Griesbach, i3.

Grifïïth, i3a.

Guérisons. Voir miraclesé Guignebert, 60.

Gunkel,.583.

Ilarnack, 8, 19-20.

Haupl (W.), 21.

Hawkins, 18.

Herder, 14.

Ilérode (le Grand), 77.

Hérode (Antipas), 134,141,262-268,373-

Hérodiade, 141.

Ililgenfeld, i5.

Hobart, 63.

Iloltzmann (ILJ.), 17-18, 70.

Ignace d'Antioclic, 7.

lohanna, 288, 570.

Irénée, 7, 10,

Jackson (F.) et Lake (K.), 72.

Jacques et Jean, iils de Zébédée, 178, 198, 258, 286. Pierre et Jean, 506-507.

Jean. Rapport du troisième évangile avec le quatrième, 6, 43-44i 1!74"176, 571-572, 578, 583-587, 090.

Jean-Bapliste. -r- Miraculeusement annoncé et conçu, 77-85. — Prophétise dans le sein de sa mère, 98. — Sa naissance, 101-104. — Sa jeunesse, 109. — Sa prédication et son emprisonnement, i33-i4i. — Sa mort; 268. — Propos de Jésus au sujet de Jean, 222-228, 4i2-4i3,

Jesus-Ghrist. — Miraculeusement annoncé et conçu, 85-92. — Sa naissance à Bethléem, 109-118. — Sa circoncision et sa çrésenlation au temple, 119-126. —Jésus à douze ans, 126-182. — Baptisé par Jean, 142-148. — Sa généalogie, i44-i47.

— Sa tentation par le diable, 147iSa. — Sa prédication à Nazareth, 153-164. — Jésus à Gapharnaiim, 165-169. — 11 appelle à lui Simon et les deux fils de Zébédée, 169-178

— Pour les guérisons et prodiges, voir Miracles ; pour l'enseignement, voir Dictons et proverbes.

Discours évangéliques. Paraboles.

— Jésus fréquente publicains et pécheurs, 182-184, 227, 892, 455, 457.

— 11 remet les péchés, i8o-i8r, 235. — 11 n'observe pas le sabbat, 188-192, 364-367, 377-880. — Il choisit parmi ses disciples douze apôtres, 192-194. — Il guérit et enseigne, . 195-197. — 11 envoie les Douze prêcher et guérir, 260-261. — Il est salué Christ par Pierre et répond que le Fils de l'homme doit être

TABLE ALPHABÉTIQUE

mis à moi-l et ressusciter, 268-269.

— Il est transfiguré sur- la montagne devant Pierre, Jacques et Jean, 271-276. — Il se met en roule pour Jérusalem, en passant par la Samarie," 283-284. — " donne mission à soixante-douze autres disciples, 290-292. — Ce qu'il répond à la menace d'IIérode, 373-875. — Approchant de Jérusalem, il instruit ses disciples à n'attendre pas l'apparition immédiate du royaume de Dieu, 4»8-46o. — Il est acclamé au mont des Oliviers, 466- 469- — Il pleure sur Jérusalem, 470472. — Il chasse les vendeurs du temple, ^•ja-^jS. — Il réduit au silence grands-prêtres, 474'47*', — pharisiens, 48i-483, — et' sadducéens, 48'^-486. — Il annonce publiquement la fin de Jérusalem et du monde, 49i-5o2, — Célébrant la pâque avec les Douze, il institue la cène chrétienne, 5o6-5ii. — Sa prière d'agonie au mont des Oliviers, 525-529. — Son arrestation par suite de la trahison de Judas, 5o4-5o6, 530-534. — Il est outragé par les valets du grand-prêtre, 538-539. — Il comparaît devant le sanhédrin, 539-542, — devant Pilate, 542-545, — devant Hérode, 545-547, ' — est livré par Pilale aux Juifs, 5'j7-552. — Sur le chemin du Calvaire il plaint les femmes de Jérusalem, 553-555, — Circonstances de son crucifiement et de sa mort, 555-563. — Sa sépulture, 563-566. — Son tombeau trouvé vide, 666-572.

— Ses apparitions de ressuscité, 572-692.

Qualifié Fils de Dieu par Gabriel, 88, 89, — par la voix du Père, 143, 275, 478 ; — par le diable tentateur, 148, i5i ; — par les démons, i65, 1O7, 260 ; — se dit lui-même tel, 3oi, 6'ii.

Se dit couramment Fils de l'homme, i8i (pardonnant les péchés), 189 (maître du sabbat), 199, 227, 26g (il doit souflrir la mort) ; 270 (il viendra dans la gloire), 279, 286, 288, 327 (assimilé à Jonas), 3^-2, 352, 43i, 432, 433, 434, 440, 449, 457. 5oo, 5o3, 5i3, 53o, 54 1 (assis à la droite de Dieu), 669.

Appelé Fils de David pur Gabriel, 88, — démontré tel par sa généalogie, i44, i46i — dcnomuié ainsi par l'aveugle de Jériclm, 462. — Argumente contre l'altribulion de ce titre au Messie, 487-488.

Jeûne, i84-rS6.

Joseph, 186, 111-112, 117, 119, i?i, 122, i26-i3o, 144, i58.

Joseph d'Arimathie, 563-565.

Judas Iscarioth, 194, 5o5-5o6, 5i2-5i4,

Jiilicher, 19, 233. .

Justin, 8-9.

Klostermann, 70.

Knabenbauer, 70.

Lachmann, i5.

Lagrange, 11, i», 20, 70.

Larrons (les deux), 555-556. — Le bon larron, 559-56o.

Lessing^ i3.

Lévi (publicaln), i8a-i83.

Logia, 14. — Logia de Behnesa, 161.

Loisy, 23-24.

Luc, dans les épîlres de Paul, 5-6 ; — dans la légende ecclésiastique, 10, II,' 12. — Evangile dit de Luc ; son contenu, 24-44- — ^^ premier livre à Théophile et le troisième évangile, l\^'6'î. — Forme littéraire de l'évangile, 63-69. — Conservation du texte, 69-70. — Commentaires, 170. — Rapport avec le quatrième évangile, Voir Jean.

Lysanias, i34.

Maldonat, 70.

Marcion et son évangile, 7-8, 9, lo, i4-i5, 62, 164, 3i5.

Marie, mère de Jésus. — Marie et le message de Gabriel, 86-92. — Marie et Elisabeth, 92-96, 98. — Marie à Bethléem, iio-ii8. — Marie et reniant au temple, 1 19-120, 123-126.

— Son rôle dans l'anecdote de Jésus à douze ans, 126-181. — Les souvenirs de Marie, 118, i3i. — La mère et les frères de Jésus, 246-247.

Marie, sœur de Marthe, 3n-3i3.

Marie de Jacques, 670. .

Marie la Magdalène, 287, 670.

Marthe, 3ii-3i3,

Meyer (B.), 48.

Miracles de Jésus. — Pourquoi il n'a pas fait de miracles à Nazareth, 160-164. — Le possédé de Capharnaûm, i65-i6S. — La belle-mère de Simon, 166. — Autres démoniaques, 167. — La pèclie miraculeuse, 170-173. — Le lépreux, 176-178. — Le paralytique, 178-182. — L'homme à la main sèche, 191. — Le serviteur du centurion, 216-219. — Le ressuscité de Nain, 219-222. — Flot de miracles devant les messagers de Jean-Bapliste, 228. — Le possédé de Gérasa, 249-264. — L'hémor hoïsse et la fille de Jaïr, 264-260. — La multiplication des painsj 268- 266. — L'épileptique, 276-278. — Le démon muet, 820-821. — La femme infirme depuis dix-huit ans, 364-

TABLE ALPHABÉTIQUE

365. — L'hydropique, Sjj-SjS. — Les dix lépreux, 426-428. — L'aveugle de Jéricho, 45i-453. — La guerison de l'oreille coupée,53i-532.

Moïse, témoin de la transfiguration, ajS.

Morfill, 416.

Morin (D. G.), 98,

Nazara ou Nazareth, 85, m, 126, i3o,

Nàzarène ou Nazoréen, i53, i65, 452,

Nestlé, i56.

Nestle-Von Dobschiitz, 70.

Niceta de Remesiana, 98, Norden, 23, 44-

Oliviers (mont des), 467, 468, 5o3,5a5.

Oraison dominicale, 3i5-3i6.

Origène, 70, 98.

Papias, 4^*

Paraboles. —Les Deux maisons, 2i3ai4. — Les Deux débiteurs, 23a-233.

— Le Semeur et son explication, 238-244' — Le Samaritain, 3o7-3io.

— L'Ami imçortun, 3i7-3i8. — ^. Le Riche insensé, 344-346. — Les Serviteurs vigilants, 35i-352. — L'Intendant fidèle et le mauvais, 353- 354. — Le Figuier stérile, 36i-364.

Le Sénevé, le Levain, 367-368. — Le Festin, 384-388. — LaTour à bâter, le Roi qui s'en va en guerre, 389-391. — La Brebis perdue, la Drachme perdue, 392-395. — Le Fils prodigue.,396-403. — L'Econome infidèle, 403-409. — Le Riche et Lazare, 4i4-42i- — La Veuve et le juge 436-440. — Le Pharisien et le publicain, 440-444' — Les Mines, 458-466,

— Les Vignerons meurtriers, 477-

Pardon (la leçon du), 422-423.

Pécheresse (la femme), 2282%.

Péchés. — Leur rémission par le baptême de Jean, i35. — Accomplie directement par Jésus, 180, 235. — Pardon demandé dans l'oraison dominicale, 3i6, — Rémission devra être annoncée à toutes les nations

Par les apôtres, 689.

fleiderer, i5.

Pharisiens et scribes, 178, 180, i83, 184, 190, 191, 226, 23o, 236, 330-338, 339, 377-378, 440-444,481-482, 488-489.

Pierre (évangile apocryphe de), 546, 547, 552, 562-563.

Plummer, 20, 70.

Polycarpe, 7,

Ponce-Pilate, i34,36o, 542-545, 547-552.

Possession diabolique, démons et possédés. — Les possédés de Capharnaum, i65-i66, 167. — Foule de

possédés guéris, 195,223. — Le possédé de Gerasa,249-254. — Le démon de l'épileptique, 276-278. — Le démon muet, 320-32I . — Jésus se défend de chasser les démons par Beelzeboul, prince des dêmons,32i- 324. — Jésus donne aux Douze pouvoir sur les démons, 260 ; — pareillement aux Soixante-douze, 298-300.

— Propos sur la rechute en possession, 324-325.

Preuschen 161.

Prière. — Les prières des sectateurs de Jean, i84,,3i4. — La prière des disciples (oraison dominicale). — Les paraboles de la prière, 3i7-3i8, 436-4^0. — Efficacité de la prière, 3i8-3i9. — La prière du pharisien, 442-443. — La prière du pubiicain, 443. — La prière de Jésus au mont des Oliviers, 526, 528.

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