‹ L'évéque Gozlin; ou, Le siege de ParisChapitre 39 sur 40 · HOTE L · texte numérisé non relu

HOTE L

GoDiVA ne lai a donné qu'âne fille , remarquable , comme sa mère; par la vîWtcité de son esprit , et surtout par sa langue ehevefare: — Page 366.'

Quelque ira posante que soit pour moi l'autorité du comte;

• Robert Wiee, Romna /le Raa

,i,z<..t,CoogIc'

Adalbert, j'ai peine à croire, comme il le dit dans son Supplément à la Chronique de frère Polycarpe, que Sigefroï, après avoir épousé Godiva , vint s'établir avec elle en Angleterre. Je ne vois aucune trace de ce fait dans les historieus.

Ce quipourraitcependatit y donner une ombre de vraisemblance, c'est que le nom de Godiva ae retrouve cité avec honneur dans l'histoire d'Angleterre, et que c'est principalement à cause de la belle chevelure de la femme qui le par- , tait , qu'il ; est devenu célèbre. ■

L'historien Hapjn Thoiras raconte que LéotTrick , comte deMcrcie, avait établi sur la ville de Coventiyunimpdt trèsonéreux. I^s habitants de cette ville étaient au désespoir. Godive, femme de LéafTrick, compatissant à leure peines, supplia le comte de tes délivrer d'une charge qu'ik iic pouvaieut stipporter. Il n'y consentit qu'à une condition fort extraordinaire j ce fut qu'elle traverserait la ville en pleia jour , toute nue. Godive se soumit à cette bizarre condition. S'enveloppant de sa longue chevelure qui pouvait cacher ses charmes à tous les yeux, elle parcourut, sans vêtements, la ville entière. N'oublions pas de dire qu'avant de commen- ' versa promenade , elle avait fait défendre aux habitants de paraître dans la rue ou aus fenêtres. Ce trait d'histoire, assee singulier, était peint sur les vitres de la principale église de Coventry. »

Ceux qui croient que les qualités physiques et morales JKUvent se transmettre des pères et mères aux enfants , pendant nne longue suite d'années , même des siècles , ne répugneront poiut à reconnaître dans Godive,- comtesse deMercie, une descendante de la Godiva qui joue un si grand rôle dans . notre Chronique.

,r,l,z<,.f,C00gIC

HOTE LVl.

Ce IftTAKD n'est-Upas auUurde/t ne tais quel ouvrage f—'. Page 371.

C'est en effet un Nitard qui a composé l'ouvrage en quatre livres, inlitulé : De Dùcardiafiliorum Ludovicipii, etc. , que l'on trouve dans le recueil des historiens de la France.

Il était fils d'Angilberl , riche seigneur, qui avait épousé Berthe, fille de Charkmagnc. C'est ce qu'il nous apprend luimême en parlant de son père et de l'un de ses frères, qui se nommait Harnide. Qiti( Angilbert ) ex ej'usdem magniregii filia, nomine Beretha, Harnidum fratrem meum et me Nithardum genuii.

La plaisante prétention du Sitard de notre Chronique à la succession d'un descendant de Charlemagne ne pouvait être fondée que dans la supposition qu'il était né d'un fils de Nitard l'historien. On seiit bien que je ne chercherai pas à établir cette généalogie.

Tome II, page 3o4, ligne 24 i ^ la pointe occidentale, lisez : à la pointe orientale.

Douze. bvGÔOgIf

Page 1