HOTE XLVI
O/il ce it'eil poÊ au couvent qu'il faudrait ta condtfire , mais à la chapelle <tesxim Nicolas! — Page a8 4-
Poor qui cnnoait les allributious du saitil dont il s'agit ici, le nfot de Godiva qui renvoie Odille à la chapelle de saint Nicolas, n'a pa; besoin d'interprétation- Cest dans Ut cha^lle et devant l'uutel consacré à ce saint que se célébraient les mariages.
Saint Nicolas a joui de loul temps,' mais surtout dans le moyen dge, d'une immense réputation de douceur et de bénij^ité. Dès le xii* siècle, les poètes le chantaient dans leurs hymnes; il était itiéme souvent le héros de très-longs poèmes. H nous en reste un, dont les manuscrits sont irèsrares, composa en son honneur par Robert Wace, à qui l'on doit le fameiiK Roman de Roa. Et ce n'était pas seulement à cause de la protection que le saint accordait aux nouveaux mariés qu'on l'honorait d'une manière particulière, mais parce qu'il secourait efficacement tous ceux qui se trouvaient dans d'imminents dangers. Entre autres miracles que ce saint a opérés , Robert Wace cite celui-ci ; un vaisseau, assailli par uoe tempête allait périr; tout-l'équîpage alors invoque saint Nicolas ;
Hait 'le dcinwt cbeilif M la> ; - SoTcnl dieol : Mini Mktdu .
Socurc , uiut Nicolu lire .
' Si Icli et com noi oum dire.
• Tous CDDiroenceDt donc à prier Dieo et ses samis. Ptuaieurs, dans l'excès d« la fatigve et du danger, crient: ■ Saint Nicolas! secuiirez-nous, monûeur saint Nicdas, si VODS êtes aussi bon qu'on te dit. ■
Un homme alors appsrait au milieu de la nef, et leur dit:
- Jeu tuù que tant me iTet apelc -
bnel pu le orage ccsaat ,
El uinl Nicolai l'ea alal. ,
■ Je suis celui <]ue vous avez tant appelé. » — Aussitôt l'orage cussa; et saint Nicolas s'en alla. ■
Quand on lit de tels vers , on ne doit pas être- étonné de l'extrême fécondité des poètes de ces siècles-là. Souvent il ne leur fallait pas une année pour composer des poèmes devingt ik trente mille vers".
BOTE XLTII.
A chaque coup que portait GsBBOLn, il rennenatt un tarif mi. — Page 304.
Les Normands , dans te dernier assaut qu'ils donnèrent à la viUedeParis, l'attaquèrent, ee qu'ils n'avaient p^nt fait jusque-là, du c^é de la pointe orientale de l'île, là où s'élève la cathédrale. Pour protéger cette partie delacMé, très-mal fortifiée, les Parisiens ne trouvèrent-rien de miens k faire que d'y transporter la chisse de sainte Geneviève. Hais un guerrier, à qui Abbon donne le titre de miiei[ix qui alors signiBait chevalier) , se met à la tète de cinq Parisiens seulement, et parvient à repousser les Normands. Le poète nous
* Voiei VHuUin lUUrtire de la Frtnct, t. XVII , p. 033.
le àépeint comme petit de taSfe , tuait granit de courage ; ce qui ne l'empêche pas d'attribuA tout le succès à la sainte. Ce passage du poème est assex curieux : j'eo donnerai le texte et la traduction^
Fïrga Dei Genooefa eaput defertur ad urbls, Quo ttatiia meritis rjus nostri taperarunt ; Jnde fugnverunl etiam pinnit proeul ilht.
Rabore qui multiu fuerat , sed eorpore parvus , Gesierit hoc miles quinit eomitatus ab armis Gerboldiu ; nuiquam cujui petiit catapaltœ Sanguinei rostrum siccarn sine ftaminis unda.
■ Les reliques de Geneviève, .la vierge du Seigneur, sont portées alors \ l'entrée de la ville ; et sur-le-champ , grâce aux mérites de relie sainte, les nâtres obtiennent l'avantage, et chassent loin d'eux, à coups de traits, les assiégeants. Ce succès, celui qui parut l'obtenir, ce fut Gerbold, grand de courage, mais petit de taille; il n'était accompagné que de cinq hommes armés. Jamais il ne déchargea la gueule de sa catapulte sans rougir ta terre de flots de sang*.
nOTK XLVIII.
Ce général {SiaWKoi)aeaii un grand défaut, c'était d'être très-avide rtor et de présents. — Page 3 1 r .
Abbon parie vaguement , dans son poèra^, du traité particulier qu'avait fait Sigefroi avec le comte Eudes. Le chef normand s'était engagé à quitter le siège de Paris, avec les troupes iju'il commandait, et avait reçu, en coDÛquence, 'e liure* d'argent pur :
Denas capiens argtnti
Sex Ubras nitidi ".
Douze. bvCoogle
i^ NOTI'\S.
Mais comme Sigefroi n'avait «ons se« ordres qu'une partie (le l'armée asùégeanle , l'autre partie qui n'avait point iié payée, continua le tiége ; et ce ne fut que lorsque l'enape- ' reur CharIe«'le-Gros eut lâchement consenti à un second sacrifice pécuniaire, plus considérable encore, que tous les Norniaods abandonnèrent les environs de Paris , pour aller plus loin ravager d'autres terres, et exiger de nouvelles rétributions.