VJ PRÉFACE
ment (le crainte. Je me croirais heureux si le travail qui m'a distrait et amusé deux années de . suite pouvait vous distraire et vous amuser deux heures.
Il me reste à vous parler de TAnnotateur,
C'est un grave érudit, grand amateur d'antiquités, et, si je ne me trompe, membre d'une Académie de Paris, et de plusieurs autres académies.
Il vint , l'année dernière , visiter, en curieux , le château de Rollonville. Je travaillais alors à ma traduction ; je la lui montrai , et il m'encouragea beaucoup à continuer.
C'était donc un devoir pour moi, dès qu'elle fut terminée , de la lui communiquer ; et je m'empressai de l'expédier à Paris.
Il me l'a renvoyée avec des notes et explications^ qu'il m'a autorisé à publier à la suite de l'ouvrage. Mais il ne m'a point permis d'y joindre son nom.
Lecteur, vous remarquerez que , dans ce petit écrit préliminaire, que vous appellerez, s'il vous plait, une Préface, je ne vous ai
PRÉFACE. Vij
point donné cette qualification ai ami que vous receviez toujours des auteurs d un autre temps. Ce n'est plus la mode d'appeler ainsi les lecteurs. Et pourtant que vous mériteriez bien ce titre si vous consentiez à lire, d'un bout à l'autre , l'histoire un peu longue à laquelle je donne pour titre :
ou
CHRONIQUE TRis > YiEIDIQUEy-* RéDIGSK) LA DKRNiiRB ANNEE DU I X° SIECLE,
Par Frère POLYCARPE JOCULAT ,
Chapelain do châteaa de RoUonTÎlle;